Manger végétarien fait-il (vraiment) maigrir ?

Supprimer la viande et le poisson pour perdre du poids, est-ce une bonne idée ? Le point sur un régime tendance, et ses vrais effets sur nos kilos.

 

 

Le régime végétarien consiste à éliminer de son alimentation la viande, la volaille et le poisson, tout en continuant de consommer quelques produits animaux comme les œufs et produits laitiers (et/ou fromages).

 

 

 

Si ses bienfaits sur l’espérance de vie et la tension artérielle sont établis, plusieurs études ont également montré que « le végé » permettrait de perdre du poids, sans même avoir besoin de réduire  ses apports énergétiques quotidiens (c’est-à-dire le nombre de calories ingérées). Une étude américaine (sur plus de 700 personnes) a ainsi chiffré la perte de poids, l’estimant entre 3 et 5 kg dans l’année. Il ne faut donc pas en attendre une modification majeure de la silhouette, sauf si on mangeait vraiment très mal et déséquilibré avant.

 

 

 

De vraies erreurs à éviter

 

 

  • On ne perdra pas de poids avec un régime végétarien si on se contente d’écarter la viande et le poisson de son assiette, mais qu’on reprend deux fois des pâtes, du riz (ou des frites !), du fromage avec du pain, ou du dessert ! Au contraire, augmenter ainsi, parfois fortement, la ration de féculents et autres sucres (glucides) pour se sentir rassasiée risque même de faire grimper la balance ! Echec garanti.

 

 

 

  • On ne maigrira pas non plus si on continue à consommer de la junk food (un kebab végétarien reste un kebab !), des sodas, sucreries et des plats transformés même sans viande (pâtes aux fromages toutes prêtes à réchauffer par exemple, ou faux cordons-bleus) : manger végétarien relève d’une vraie démarche qualitative sinon, l’alimentation reste déséquilibrée et on ne maigrit pas.

 

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  • On ne se nourrit pas de haricots verts et salades de crudités ! Le risque, mourir de faim, se carencer, favoriser les grignotages, le ras-le-bol… et l’abandon.

 

 

 

Comment s’y mettre efficacement ?

 

 

  • Faire le point sur son alimentation et adopter de vrais changements « de fond » si l’alimentation est vraiment déséquilibrée et/ou industrielle. Bien manger végétarien exige de cuisiner, de bien choisir ses produits, d’être vigilante sur le contenu de son assiette.

 

 

  • Varier son alimentation et s’inspirer : pas question de manger triste et monotone, il faut au contraire se faire plaisir et ouvrir son esprit à de nouveaux aliments ! Un petit tour en magasin bio peut donner des pistes, et on trouve quantités de livres de recettes gourmandes et  » végé « , toutes plus délicieuses et originales les unes que les autres.

 

 

  • Consommer assez de protéines: elles sont indispensables pour maintenir le capital musculaire, rassasient et favorisent la perte de poids. Il faut compter au moins 45 à 50g / jour pour une femme de 55 à 60 kg. On mange des œufs de bonne qualité (idéalement bio, sans avoir peur pour son cholestérol), des laitages nature (surtout brebis, chèvre et soja, 1 à 2 par jour). Et surtout, on booste ses apports en protéines végétales : légumes secs si on les supporte, mais sans abus (100-150 g maximum cuits par jour), quinoa, tofu, seitan, oléagineux (30g/jour), algues.

 

 

C’est trop compliqué ! Si on a du mal (souvent à cause de la pression sociale ou familiale), on peut supprimer seulement la viande (souvent grasse, surtout de qualité médiocre), et manger du poisson et autres produits de la mer. Mais ce régime (dit « pesco-végétarie « ) n’est pas considéré comme réellement végétarien par les puristes.