Voilà une info Vie Pro qui va à l’encontre de nos préjugés. Les femmes auraient plus de chance d’être embauchées que les hommes après avoir postulé à une offre d’emploi, selon une récente étude du réseau social LinkedIn. Beau travail…

Dans la sphère professionnelle, les inégalités persistent, notamment en matière de salaire. En équivalent temps plein, les femmes touchent 18,5% de moins que les hommes, selon les derniers chiffres publiés en mars 2019 par l’Insee. Lésées sur leur rémunération, elles auraient, en revanche, plus d’obtenir un emploi. C’est ce qu’indique une étude rendue publique le 14 mai par LinkedIn.

D’après cette enquête menée sur 7.000 membres de LinkedIn en avril 2017 et en avril 2018, les femmes françaises auraient 2% plus de chance de décrocher le travail pour lequel elle postule via le réseau social professionnel.

L’écart s’accroît même à 6% lorsque « le poste implique des responsabilités plus élevées que leur poste actuel », affirme l’étude LinkedIn.

Les résultats sont encore plus retentissants à l’échelle mondiale : entre 16 et 18% de femmes accéderaient à des postes plus importants. « C’est logique, car leur candidature est plus ciblée que celle des hommes, elles ont donc plus de chance de correspondre aux attentes, et même de les dépasser », justifie Fabienne Arata, directrice de LinkedIn France.

La gent féminine postule moins aux offres d’emploi

Si ces chiffres sont encourageants, certains points restent à améliorer pour obtenir une parfaite égalité. Si 71% des professionnels du recrutement font de la parité leur première priorité, on recense 13% de clics supplémentaires de la part des recruteurs sur les profils masculins au détriment des profils féminins.

« Les recruteurs pouvant être des hommes ou des femmes, exerçant dans des contextes très variables », rien ne laisse croire qu’il s’agit de sexisme ordinaire. Toutefois, les femmes postulent moins aux offres d’emploi proposées sur LinkedIn. « Dès lors qu’elles ne peuvent répondre à l’ensemble des exigences requises pour un poste, elles hésitent à tenter leur chance, alors que les hommes se montrent moins scrupuleux et plus audacieux » ,déclare Fabienne Arata.

Avec 41 annonces consultées par an, les candidates françaises consulteraient donc plus d’offres que les candidats (37 annonces), tout en répondant moins qu’eux. Curiosité et sagacité, la perfection au féminin… et au travail.