Une danseuse israélienne du nom de Simona Gruzman s’est vu interdire par les autorités marocaines d’organiser un festival de danse dans un palace à Marrakech. Le festival devait avoir lieu entre le 3 et le 10 juin.

Les autorités locales de Marrakech ont interdit l’organisation d’un festival de danse initié par une danseuse israélienne du nom de Simona Gruzman. Le festival devait avoir lieu dans un palace de la ville ocre et connaître la participation de 50 danseurs et danseuses, du 3 au 10 juin.

Les autorités ont justifié leur décision par la période choisie pour le festival et dont une partie coïncide avec le mois de ramadan. Selon un haut responsable, ce festival risquait de « porter atteinte à l’ordre public » et aux « sentiments religieux des Marocains ».

Un refus qui a fort contrarié Simon Gruzman, qui d’après l’édition du mardi 4 au vendredi 7 juin du quotidien Akhbar Alyaoum, a essayé de contourner cette interdiction en réservant dans un autre hôtel. Une tentative ratée puisqu’on l’a empêché une deuxième fois d’en organiser. Simona Gruzman a fini par abandonner, déclarant sur Facebook que les autorités marocaines ont plié face aux pressions des « islamistes ». « Je suis devenue persona non grata au Maroc », a t-elle ajouté.

Pour rappel,  Simona Guzman avait organisé en 2011 un festival de la danse orientale dans un hôtel à Marrakech. L’année suivante, elle n’a pas pu en organiser la 2e édition à la suite des protestations des opposants à la normalisation avec l’entité sioniste.

Il y a quelques mois, ces même opposants avaient appelé au boycott du concert d’Enrico Macias organisé dans la salle de spectacle Mégarama de Casablanca. Des milliers de manifestants sont venus le soir du concert pour dénoncer  ce qu’ils considèrent « la venue d’un soutien du sionisme ».