Dakaraï : Le chill wear en métissage culturel

Depuis juin 2017, Dakaraï nous fait prendre le soleil. Cette marque fondée par Dan et Vanessa, née d’un métissage entre le Sénégal, le Maroc et l’Europe, propose aux marocains un vestiaire ultra confortable gorgé de couleurs. Bain de soleil. 

 

Après avoir grandi au Sénégal, Vanessa s’envole pour le Canada afin de suivre des études supérieures. Elle travaille ensuite en France avant de s’installer au Maroc et de rejoindre l’entreprise familiale. Très vite, la jeune femme se fait rattraper par ses premières amours. D’aussi loin qu’elle s’en souvienne, elle a toujours été passionnée par la mode. Sa rencontre avec son mari, Dan, la poussera à lancer son propre projet. De là est née Dakaraï, une marque de vêtements aux influences multiples et ethniques qui invite au voyage. 

Pouvez-vous nous présenter votre marque Dakaraï ? Comment décririez-vous son style  ?

 

Nous avons crée Dakaraï avec mon mari en juin 2017. Dès le début nous avons voulu, à travers nos créations, proposer un produit qui reflèterait nos origines Africaines et Européennes ainsi que le «mood» dans lequel nous avons grandi. Très rapidement, nous avons décidé d’utiliser des matières confortables auxquelles nous allions ajouter une petite touche de wax (tissu africain) et/ou une touche marocaine telle que de la sfifa ou de jolis galons. Quant au style de la marque, Dakaraï est du «Chill Wear», la plage, les feux de camps, les soirées entre amis, le coin de cheminée en hiver, les week-ends en roadtrip… ce sont ces types de «mood» que nous avons voulu habiller. C’est donc un style résolument décontracté, qui suit la tendance.

 

 

Pourquoi avoir choisi ce nom ? Que signifie-t-il ?

 

Nous cherchions un prénom africain et avons parcouru quelques sites internet avant de tomber sur « Dakaraï » qui signifie «L’Homme qui dort au soleil» et «Joie». Il y a également Dakar dans le nom, la ville où j’ai grandi. Tout de suite, nous nous sommes dit que c’était une évidence et que ça ne pourrait pas être autre chose.

 

 

Qui est à l’origine de ce projet ? Etes-vous plusieurs à travailler dessus ? Quels sont les rôles de chacun ?

 

Avec Dan, mon mari, nous sommes les deux à l’origine du projet. Nous sommes aujourd’hui quatre personnes à travailler dessus. Sophie s’occupe de toute la partie gestion, calcul de coûts, Tarik est sur la partie comptable et financière, Dan s’occupe de la communication et du suivi de production. De mon côté, je m’occupe de la création et de la vente. Mais nous sommes encore au début de l’aventure donc nous sommes tous un peu multitâches.

 

 

 

 

Quelle est l’histoire de la marque ? Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans la mode ? Pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

 

La marque a un an tout juste, l’histoire reste encore à écrire, nous n’avons qu’une partie de l’introduction qui est déjà très belle. Cela fait 8 ans que je suis dans le milieu de la mode. Je suis partie du Sénégal en 2008 pour étudier au Canada en école de commerce. Après quoi en France, j’ai eu une première expérience de 4 ans en tant que vendeuse puis responsable d’un magasin multimarques fashion. Au Maroc, après un bref passage par la restauration j’ai intégré la boite familiale, un atelier de confection qui possède sa propre enseigne. J’ai géré des magasins et la marque familiale pendant 3 ans. Après ça, je me suis lancée dans Dakaraï et dans un autre projet, toujours autour de la mode, qui verra bientôt le jour.

 

 

Quelles sont vos inspirations ? Avez-vous une relation particulière avec l’Afrique ?

 

Je m’inspire particulièrement de mon vécu en Afrique (Sénégal et Maroc) et de tout ce qui m’entoure. Je regarde les coupes à la mode, les couleurs tendances, j’observe la manière dont s’habille mon entourage, je me rappelle mes souvenirs au Sénégal… En effet c’est un pays et une culture très importante pour moi puisque j’y ai passé 22 ans avant de partir au Canada. J’ai donc grandi à Dakar et l’Afrique fait partie intégrante de ce que je suis aujourd’hui. Comme on me le dit souvent là-bas, je suis une noire à la peau blanche.

 

 

Pouvez-vous nous parler de votre dernière collection ?

 

Comme celle de l’année dernière, la collection été 2018 est divisée en deux avec une partie chill wear et une partie beach wear. Dans le chill wear, nous proposons des vêtements pour hommes, pour femmes mais également pour enfants, une nouveauté cette année. Nous proposons alors des sarouels, des t-shirts, des robes, des shorts… toujours décorés d’une petite touche sénégalaise et/ou marocaine. Le beach wear est quant à lui dédié exclusivement aux femmes et propose des tissus principalement transparents.

 

 

Vous travaillez avec votre conjoint. Comment réussissez-vous à concilier vie privée et vie professionnelle ?

 

Notre premier rendez-vous était un entretien d’embauche. Dan m’a reçu dans le restaurant où il travaillait parce qu’il cherchait quelqu’un pour le remplacer en tant que gérant, autant vous dire que c’était prédestiné ! Travailler ensemble nous permet de vraiment bien nous connaître, aussi bien les qualités comme les limites de chacun. Il sait par exemple qu’il ne doit pas me parler travail le matin au petit déjeuner ! Le respect étant la valeur essentielle.

 

 

Où produisez-vous vos vêtements ? Quelles matières privilégiez-vous ? En ramenez-vous d’Afrique ?

 

Nous produisons nos vêtements dans l’usine familiale. Les principaux critères de choix de nos matières sont le confort et une fabrication marocaine. Nous travaillons beaucoup la viscose qui est un tissu léger et fluide ainsi que le molleton. Pour le tissu Wax nous l’achetons au Maroc mais il est directement importé du Sénégal par nos revendeurs. Nous privilégions le Made in Morocco à 100%.

 

 

 

 

Quelles ont été les difficultés rencontrées lors du lancement de votre projet ?En rencontrez-vous encore ? Est-ce un challenge de tous les jours ?

 

Oui c’est un vrai challenge au quotidien. Avant de lancer une marque, il est difficile d’imaginer le travail qui va en découler. Une marque c’est en même temps de la finance, du marketing, de la logistique, de la création…Et il faut pouvoir changer de casquette régulièrement. Nous avons la chance de bénéficier de la structure familiale pour certaines choses, c’est un avantage non négligeable. Le plus dur reste la continuité. Une marque de vêtements c’est comme un restaurant qui doit sortir une nouvelle carte tous les 6 mois.

Nous prenons beaucoup d’expérience tous les jours. Il y a des moments difficiles mais c’est grâce à eux que des décisions sont prises. Agrandir notre équipe nous a permis aujourd’hui d’être mieux structurés.

 

 

Quels sont vos projets futurs ?

 

Nous avons pour projet d’ouvrir un magasin avec Sophie, Tarik et Dan au mois d’octobre, centré autour du textile mais je ne peux pas vous en dire plus pour le moment (sourire). Concernant Dakaraï, nous allons continuer sur le même rythme. Nous espérons pouvoir lancer le site E-commerce le mois prochain.

 

 

Où pouvons-nous retrouver vos articles ?

 

Nous sommes actuellement disponibles à Marrakech chez 33 Majorelle, à Rabat chez Bee on 6th et à Essaouira chez Histoire de filles. A Casablanca, nous faisons des ventes éphémères et avons pour projet d’ouvrir un magasin d’ici octobre ou Dakaraï aura sa place pour nos clients casablancais. En attendant nous communiquons à travers Facebook et Instagram (@dakaraichillwear) l’ensemble de notre actualité.