Plus de 16 millions de femmes âgées de plus de 16 ans ont été victimes de violences en 2018 au Brésil et 536 d’entre elles ont été victimes d’une agression physique toutes les heures en moyenne, selon une étude publiée mardi.

Il ressort de cette étude, menée conjointement par le Forum brésilien de la sécurité publique et l’institut Datafolha, que ce chiffre correspond à 27,4% des femmes au Brésil.

76,4% des agressions ont été commises par quelqu’un de proche comme un époux, un voisin ou un ex-partenaire, poursuit l’enquête, en relevant que chaque minute, trois femmes reçoivent des coups ou sont victimes d’une tentative d’étranglement et neuf autres sont agressées physiquement pour des raisons sexuelles.

Sur les 16 millions de victimes enregistrées en 2018, 42% avaient entre 16 et 24 ans, ajoute la même source, en soulignant que les femmes noires ont été le plus touchées par la violence (28,4%) en 2018, suivies des femmes de race mixte (27,5%) et des femmes blanches (24,7%).

Et d’ajouter qu’au cours de l’année écoulée, 1,6 million de femmes (3,6%) ont été battues ou ont été étranglées et 1,7 million (3,9%) ont été menacées avec des armes blanches ou des armes à feu.

4,7 millions de femmes ont été poussées ou frappées à coups de pieds au cours de la même période, poursuit l’étude, relevant que 12,5 millions de femmes ont été victimes d’agressions verbales et des humiliations au cours des douze derniers mois.

La majorité des agressions se sont produites à la maison (42%), 29% dans la rue et 19% se sont produites sur les réseaux locaux et le lieu de travail, conclut l’étude menée auprès de 2.084 personnes de plus de 16 ans, dont 1.092 femmes.