Quand vous faites l’amour, il y a l’affection, la tendresse, le désir, du plaisir même… mais pas l’orgasme. Si cette jouissance ultime n’est pas une fin en soi, elle participe incontestablement à l’épanouissement sexuel. Alors qu’est-ce qui vous bloque ?

L’orgasme, ce plaisir extrême convoité par chaque femme quand elles font l’amour, ne vient pas toujours. « L’incapacité à aller jusqu’à l’orgasme définit l’anorgasmie, explique la sexothérapeute Marie-Line UrbainCe qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de montée du désir mais il y a un blocage au moment où on pourrait avoir quelque chose de plus intense.  Dans les pays européens, une femme qui n’a pas d’orgasme ne sera pas forcément déçue dans la mesure où c’est plus les préliminaires, le fait d’être à deux et de faire plaisir qui est source de plaisir et pas uniquement la recherche de l’orgasme. » D’ailleurs « peu de femmes l’atteignent systématiquement« .

Selon les études, il est souvent découvert vers 40 ans ou après. « Ce que les femmes percevaient comme orgasme avant était plus une sorte de lueur pré-orgasmique » précise la thérapeute. Alors, comment le reconnaître ? Comment savoir si le plaisir ressenti pendant l’amour est bien un orgasme ?

Du désir à l’orgasme

Avant de rentrer dans le cœur du sujet, parlons de désir. Car sans lui, point d’extase. « La vue, et a fortiori le contact d’un homme – mais aussi sa représentation imaginaire – peut déclencher le désir chez la femme », explique le Dr Gérard Leleu, médecin sexologue dans son livre « A vous le 7e ciel »(Editions Leduc.S). « Alors tout son être s’anime. Son cœur cogne, sa tension s’élève » détaille-t-il. Et plus ce désir sexuel croît, plus le plaisir féminin augmente, plus le corps se transforme.

  • Les tissus érectiles de la vulve, du vagin et du clitoris se dilatent, se congestionnent. On parle d’intumescence ou de turgescence (chez l’homme, cela correspond à l’érection du pénis).
  • Puis le volume des seins augmente, leurs aréoles se foncent un peu, les mamelons se durcissent, la peau rougit, les battements du cœur s’accélèrent passant de 80 pulsations par minute à 110 ou 120, la tension artérielle augmente

« Pour que l’excitation au cours de cette phase préparatoire soit optimale, il faut que l’homme procure à son amante les meilleures caresses tous azimuts. C’est le rôle des préliminaires » poursuit le Dr Leleu. Ces préliminaires participent à la lubrification du vagin en vue de la pénétration, les organes sexuels sont de plus en plus sensibles. « Peu avant l’orgasme, le rythme respiratoire s’accélère, la femme peut lancer quelques paroles ferventes, puis sa respiration se suspend, sa voix se tait, son corps se tend. Soudain l’apnée cède, un cri fuse, le corps se déchaîne : c’est l’orgasme » décrit le sexologue.

« Un orgasme ne se donne pas, il se prend »

De plus en plus de femmes en font son expérience, seules ou en compagnie de leur partenaire. « Aujourd’hui elles se cherchent plus, ont davantage accès a la masturbation donc se connaissent mieux que les anciennes générations » constate Marie-Line Urbain. Ce qui n’empêche pas que parfois ça bloque. « Il faut retenir qu’un orgasme ne se donne pas, il se prend. Est-ce que vous vous autorisez à la recevoir ? » questionne notre spécialiste. Est-ce que vous n’êtes pas trop complexée à l’idée de vous laisser aller devant votre partenaire ? Passons en revue la liste des blocages anti-orgasme pour vous permettre d’accroître votre plaisir sexuel et de vous épanouir pleinement sous la couette.