Vous avez beau multiplier les séances de sport en chambre avec votre conjoint en espérant qu’une grossesse pointe le bout de son nez, mais rien n’y fait… La science pointe du doigt la qualité du sperme.

 

Quand il s’agit d’infertilité dans le couple, la femme a souvent tendance à culpabiliser, à endosser seule le poids d’une pseudo infertilité. Et pourtant…

Depuis 2016, le CHU de Bordeaux accueille une plateforme d’évaluation et de prévention de la santé environnementale consacrée à la reproduction : Artemis. Ce centre étudie l’impact de l’environnement sur la fertilité des couples sont aujourd’hui en mesure d’affirmer qu’en 40 ans, le nombre de spermatozoïdes a baissé de 50% chez l’homme.

S’agissant des causes de cet appauvrissement drastique du sperme de ces messieurs, seraient en cause les effets néfastes des perturbateurs endocriniens, liés à l’environnement, et qui interfèrent avec notre système hormonal.

Outre l’infertilité, on constate également depuis les années 1970 de plus en plus de malformations congénitales masculines ainsi qu’une baisse de l’âge de la puberté chez les filles.

Les couples concernés par cette infertilité jusqu’alors inexpliquée doivent pourtant garder espoir. En effet, la cellule Artemis et ses experts, sans pour autant promettre de miracle, suggère aux patients de se placer dans des conditions optimales pour donner la vie. Pour se faire, on cherche tout d’abord des réponses à une problématique diffuse dans un entretien sur les antécédents médicaux et familiaux, la vie professionnelle, les habitudes domestiques, l’exposition aux métaux, aux pesticides, aux solvants et aux fumées.

Si le couple présente une forte exposition à un environnement malsain, plusieurs conseils lui seront donnés pour repartir sur de nouvelles bases plus propices à une grossesse.