Séduction : et si on arrêtait de décrypter ses faits et gestes?

Analyser chaque mot et geste de Hamza en phase de séduction, c’est tentant. Seul but : prédire la suite de la relation. Mais à trop chercher, décortiquer et décrypter, on s’empêche de profiter du moment présent et pire, nos conclusions négatives peuvent influencer l’histoire. Listing des analyses que l’on ne fera plus.

 

 

 

 

 

J’arrête de décrypter ses messages

Voici donc le premier point, le plus important, celui qui nous parle le plus. Chaque SMS reçu de Hamza nous donne du fil à retordre, entre ses OK, ses “biz” et ses “…”. Et si on s’en foutait ? Oui, on s’en fout. Chacun tape son SMS comme il entend, chacun a ses habitudes, et même si les “biz” ça donne envie de vomir, peut-être que Hamza, lui, est ravi. L’essentiel n’est-il pas qu’il réponde “OK” au rendez-vous de demain, et peu importe qu’il ne s’étale pas (“j’ai tellement envie de te voir, je ne vais pas dormir, pourvu que le temps s’accélère beauté en sucre”). S’il était comme ça, on vomirait aussi. Alors on laisse les SMS tranquilles.

J’arrête de décrypter le temps

Qu’est-ce que ça veut dire “décrypter le temps” ? Tout simplement ça : il n’a pas répondu depuis deux heures, il est arrivé dix minutes en retard, on ne s’est pas vus depuis quatre jours… Qui a dit que le temps avait ses règles en matière d’histoire d’amour ? Qu’il fallait suivre un rythme très précis et qu’un silence de Hamza qui s’éternise depuis quarante-huit heures sent le roussi ? Que de bêtise. On choisit plutôt de se détendre, et quand on trouve le temps un peu lent et l’histoire peu rapide, on prend les devants. On écrit, on sollicite, on propose, plutôt que de rester paralysée en partant du principe que c’est à Hamza de bouger et qu’il ne le fera jamais.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’arrête de décrypter son passé amoureux

Et alors, toi t’es célibataire depuis combien de temps ? On pose la question innocemment (si, presque), et on se retrouve à décrypter la réponse quelle qu’elle soit. Si Hamza n’a connu que de longues histoires, on va penser qu’il nous choisit par défaut, parce que c’est un amoureux de la relation stable qui ne veut pas papillonner cent ans avant de se poser. S’il n’a eu que des plans fesses et histoires éphémères, on va conclure que c’est notre sort à ses côtés. S’il est célibataire depuis cinq ans, on va penser être le cheval bouche-trou sur lequel remonter et s’il est célibataire depuis six mois, on va penser que son ex va forcément resurgir demain et créer bien des ennuis dans notre histoire. En conclusion ? Chaque hypothèse sera négative et on va se pourrir la vie en se basant sur un passé qui n’a rien à voir avec le futur qu’on a à construire. Stop !

Lire aussi :  Amour: Votre horoscope du 24 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

J’arrête de décrypter chacune de nos conversations

Rentrer d’un rendez-vous et se refaire le film, pourquoi pas. Mais pourquoi, toujours, se répéter que si Hamza a dit ça, alors ça voulait dire ça, et qu’ensuite, s’il a dit ça, c’est que ça voulait dire ça. Dommage, parce qu’en général, on arrive à plusieurs conclusions différentes et on est bien embêtée. D’un côté, du Hamza intéressé, de l’autre, du Hamza détaché. Ah mince, il jouerait donc le chaud et le froid ? Et voilà que l’on repart… On ne peut pas interpréter chaque mot, chaque anecdote. Chaque personne possède ses codes verbaux et il peut y avoir un léger monde entre ce qu’il voulait dire, a dit, ce que j’entends, comprends et retiens. Certes, on a peut-être besoin de se sentir rassurée après un rendez-vous, alors on se souvient parfaitement de ses mots et des nôtres (avec recul, toujours un peu ridiculement choisis), mais se rassurer, n’est-ce pas simplement se dire que l’on a passé une bonne soirée ? Merci.