À chaque début d’été, les parents s’interrogent : que faire faire aux enfants pour leur éviter de perdre leurs acquis scolaires pendant les vacances ? Certains prônent le repos, une rupture franche avec la vie scolaire, quand d’autres plaident pour des devoirs de vacances, à dose modérée mais régulière. On fait le point.

Les vacances doivent rester un vrai moment de détente. Après une année scolaire assez riche, les enfants – et les parents – ont besoin de se reposer. Les vacances sont certes longues, mais davantage méritées, aussi bien pour les parents que pour les enfants. Alors, quelle attitude adopter ? Laisser les enfants profiter de leurs congés en les laissant jouer et prendre part à toutes sortes d’activités (plage, sport, camps de vacances…), quitte à ce que le retour à l’école soit difficile ?

Ou au contraire garder une certaine dynamique d’apprentissage afin qu’ils restent dans le bain et n’oublient pas tout ? De nombreux enseignants conseillent les apprentissages informels, qui permettent aux enfants de réviser sans même s’en rendre compte : lire un livre, leur faire observer les étoiles et leur apprendre les différentes constellations, les emmener dans un musée, au cinéma, au zoo, leur faire rédiger un journal intime ou encore participer à des jeux de société.

 

Incontournables, les cahiers de vacances ?

Souvent faciles à trouver et à sélectionner en fonction de la classe, avec en sus la correction en fin de page, mais sont-ils réellement efficaces ? Il n’y a pas de résultats palpables à la rentrée. Ces révisions servent surtout à rassurer les parents mais ne donnent pas réellement de plus value aux enfants. Je crois que les parents sont plus concernés que les enfants. Ils ont peur que les enfants ne soient pas performants. Les cahiers de vacances plaisent beaucoup aux parents, cela leur rappelle leur enfance.

En général, beaucoup de cahiers sont commencés mais pas terminés. Ce n’est pas grave. Il ne faut pas ternir les vacances. Le but des devoirs des vacances est de réviser. Si l’enfant est autonome, le cahier de vacances peut être fait tout seul par l’enfant, tout en restant à portée de voix. L’enfant doit prendre plaisir à travailler. Le tout est d’éviter de passer des journées entières à faire des devoirs sous prétexte qu’il pleut, par exemple.

L’idéal est de les faire le matin de 11h à 12h un jour sur deux. S’il existe des lacunes au niveau des capacités d’apprentissage, qu’une notion n’a pas été comprise, il est préférable de prendre des cours de rattrapages. Pour les enfants qui ont eu une année scolaire normale, cela n’a pas vraiment d’intérêt, mais pour ceux qui ont pris du retard ou qui ont, pour une raison ou une autre, perdu confiance en eux, ça peut être intéressant. L’avantage de ces activités de cahiers de vacances c’est qu’elles restent ludiques et agréables.

Des exercices, mais à dose modérée

Attention à ne pas forcer la main de vos enfants. Il faut toujours conserver un certain esprit de détente pour ne pas les écœurer. Les révisions pendant l’été peuvent ne pas du tout être profitables si elles deviennent une source de stress, ou pire, si les parents perdent patience et tiennent des propos dévalorisants. Il faut absolument éviter que cela devienne source de conflit.

Quand ?

Les enfants ont d’abord besoin de vacances mais il est bon de se préparer à la rentrée. Quinze jours avant la reprise, il est souhaitable de se remettre dans le bain. Mais jusqu’au 15 août, on ne pense à rien. Dans un même temps, j’attire l’attention des parents sur la bonne utilisation des cahiers de vacances : les révisions doivent être ludiques, conviviales, sans pression. Il est nécessaire que l’enfant comprenne le sens de ces révisions et, bien entendu, adhère au « projet ». Dans le cas contraire, les vacances pourraient rapidement devenir conflictuelles et rimer avec corvée, mauvaise volonté et contrariété. Il faut donc que les parents créent les conditions nécessaires à un travail de révision de qualité.