À l’école, devant les exigeances quotidiennes, comment gérer le stress de l’enfant ? On vous en dit plus.

L’école est l’enjeu de tous les fantasmes, de toutes les inquiétudes. C’est par l’école, que petits et grands réussissent ou … échouent. Le propos est caricatural, mais pas autant que cela. Car c’est à l’école, à travers l’école, pour l’école, à cause de l’école, que les plus gros stress apparaissent chez les enfants et leurs parents. Combien de discussions, de conflits, de négociations, pour que « ça marche » ? L’enjeu dépasse la réussite scolaire puisque pour un parent, les notes de l’enfant à l’école sont le gage qu’il a réussi sa « mission de parent ». Les notes à l’école sont dans nos croyances, les meilleurs prédicateurs *Coach et fondatrice du cabinet Smart Coaching du « meilleur avenir » pour l’enfant, de son futur bonheur. Nous disons d’ailleurs de l’enfant à l’école : « Il y joue son avenir » … quel stress !

 

Le stress, de quoi s’agit-il?

Le stress est l’ensemble des réactions physiologiques, comportementales et psychologiques permettant à un individu de s’adapter aux exigences de son environnement auquel il ne peut se soustraire. Le stress est avant tout utile. Nous avons besoin du stress pour vivre et survivre. Le stress mobilise nos ressources physiques et psychologiques pour nous permettre d’être plus rapides, plus efficaces, plus productifs. Le stress aiguise notre intelligence, dans tous les domaines. C’est le stress positif. Mais il peut aussi nous épuiser et nous rendre malades. C’est sa version négative.

Plusieurs facteurs créent le stress:

◆ Une situation comportant une pression psychologique : période d’examens, oraux, préparation d’un événement (…).

◆ Durant une période prolongée.

◆ Une mauvaise manière de réagir face à cette pression. Progressivement, s’installent chez eux différents maux:

Sur le plan physique :

◗ fatigue voire épuisement proche du burn-out qui se traduit soit par un enfant irritable, qui s’oppose et refuse toute consigne, soit par un enfant inhibé, difficile à stimuler, ◗ tensions, nervosité,

◗ difficultés de concentration et de mémoire,

◗ baisse des résultats scolaires,

◗ manifestations somatiques : maux de ventre, maux de tête, etc.

◆ Sur le plan psychique :

◗ peur, anxiété, angoisses : peur de mal faire, peur de l’échec, peur de la vie

◗ manque d’enthousiasme

◗ dévalorisation, mauvaise image de soi

◗ absence de désir

◗ absence de volonté

◗ quête de la perfection, hyper-contrôle

◗ obsessions

◗ impatience, intolérance à la frustration A terme, s’il n’est pas aidé, l’enfant développe un stress que l’on nomme syndrome général d’adaptation. Sans cesse, on lui demande de s’adapter aux nouvelles techniques, aux nouvelles demandes, ce qui exige de développer une énergie physique et psychique considérable.

 

 

Confiance et estime de soi : les boucliers anti-stress à l’école ou en dehors :

Nous retrouvons une spirale : le stress attaque la confiance en Soi, une bonne estime de Soi éloigne le stress.

D’un côté de la balance, la confiance en Soi est cette énergie qui nous fait ressentir nos forces, nos compétences, nos qualités, nos ressources. De l’autre côté de la balance, la confiance en Soi permet d’accepter nos fragilités comme des fêlures secrètes qui permettent d’éclairer qui nous sommes, elle permet de ne plus vivre ses limites comme une maladie honteuse qui nous conduit à nous cacher au fond de nous-mêmes. Reconnaître ses points de force, accepter ses points de fragilité, la balance se stabilise, la confiance en Soi est solide. L’enjeu d’être conforme aux attentes des autres, et percevoir la déception dans le regard, et en premier lieu de ses parents, est une blessure immense pour un enfant. L’enfant a besoin de sentir que ses parents sont fiers de lui. Les yeux des parents sont le premier miroir par lequel l’enfant découvre son image. Sortir des attentes et accepter son enfant tel qu’il est va lui permettre de s’accepter pour une confiance en soi stable et sereine.