Mon ado veut un tatouage ou un piercing, comment réagir ?

Il rêve d’un motif tribal sur l’épaule, elle ne jure que par un piercing à la langue… Oui, mais jusqu’à sa majorité, il a besoin de votre accord. Comment réagir face à une telle détermination ? Nos conseils.

 

 

Que ce soit pour suivre une mode, faire passer un message, affirmer sa différence ou porter un signe symbolique, votre ado ne cesse de vous répéter qu’il veut un tatouage ! Même s’il serait bien tenté de le faire en douce, il lui faut l’accord d’un de ses parents et ce, jusqu’à ses 18 ans. Alors, faut-il le dissuader de marquer son corps, trouver un terrain d’entente ou donner son consentement ? On fait le point sur l’attitude à adopter.

Trouver la bonne posture

 

 

Si vous comprenez son désir, ne cédez pas à tous ses caprices ! Avant 16 ans, mieux vaut refuser : votre enfant n’a pas fini de grandir et son corps continue de se transformer, le dessin risque de se distendre et se déformer. Pas terrible donc. De même pour les ados qui ne cicatrisent pas bien ou ceux qui ont la peau sensible. Avant de donner votre réponse, demandez-lui ce qu’il souhaite se faire tatouer et à quel endroit puis, cherchez à comprendre ses motivations : au-delà de l’effet de mode, la volonté de se faire tatouer peut exprimer le désir de s’approprier son corps, de l’embellir ou de le différencier. Un désir bien marqué chez l’adolescent, en quête d’identité ou d’émancipation vis-à-vis de ses parents. Ensuite, faites-lui part des risques et du fait qu’il devra vivre avec ce dessin indélébile toute sa vie (même si aujourd’hui, des procédés, néanmoins fastidieux, longs, chers et douloureux, existent pour effacer un tatouage. Notez de plus que certains tatouages, à cause de leurs couleurs ou de l’encre utilisée, sont impossibles à enlever. C’est d’ailleurs l’occasion pour vous et votre adolescent de discuter de ses envies, de ses doutes et de ses appréhensions. Cet échange lui permettra de réfléchir sur ce qu’il souhaite vraiment et qui sait, de différer sa décision. Faites-lui comprendre qu’un tel acte doit être raisonné et non réalisé dans l’urgence. Aussi, dissuadez-le de se faire tatouer un trop gros motif et sur une zone exposée socialement (avant-bras, chevilles, nuques, etc) : un tatouage peut être un frein dans certaines professions. Si vous êtes totalement réfractaire, proposez-lui de réaliser un tatouage provisoire (mais pas au henné noir, dangereux pour la peau) qui disparaît après quelques mois.

Bien choisir le tatoueur

 

 

Ça y est, votre ado a enfin réussi à vous convaincre ! Reste plus qu’à passer à l’acte. Mais, même s’il n’est pas d’accord, accompagnez-le se faire tatouer car oui, vous avez un droit de regard sur la grosseur, le dessin et l’emplacement de son tatouage. Avant de choisir le salon, renseignez-vous au préalable sur les règles d’hygiène et de stérilisation employées par le tatoueur. D’après la législation française, tous les tatoueurs doivent être déclarés à la préfecture et doivent avoir suivi une formation d’hygiène dans un centre certifié par le Syndicat National des Artistes Tatoueurs. Veillez donc à ce qu’il soit déclaré et qu’il détienne bien l’autorisation d’exercer dans son local. De retour à la maison, dites-lui qu’un tatouage nécessite des soins et un entretien rigoureux (renouveler le pansement plusieurs fois par jour, nettoyer avec une solution antiseptique, etc). En cas de doute, demandez un avis médical.

 

 

 

Que dit la loi ? Selon le Code de la Santé Publique, les tatoueurs ne peuvent pas pratiquer un tatouage permanent sur la peau d’un mineur sans une autorisation écrite des parents accompagnée d’une photocopie de la pièce d’identité d’un des deux parents. Cet accord parental indispensable doit être conservé par le tatoueur pendant 3 ans. Par mesure de précaution, certains tatoueurs ou perceurs exigent la présence d’un des parents. Avant 13 ans, il est interdit de tatouer un enfant.

 

 

Mon ado veut un piercing

 

 

La pose d’un piercing est interdite aux mineurs sans une autorisation parentale. Si le tatouage est indélébile, le piercing, quant à lui, peut s’enlever. A priori, les parents seront plus enclins à accepter un piercing qu’un tatouage, même si pour certains, c’est l’image “marginale” ou “mauvais genre” que véhiculent les piercings qui dérange. Pour d’autres, ce sont les risques de complications liées à une réaction allergique, à une infection ou à une mauvaise cicatrisation. Quelle que soit votre décision, prenez le temps de discuter calmement avec votre ado pour éviter qu’il ne se fasse percer à votre insu, dîtes-lui que vous comprenez son désir, mais qu’il y a d’autres manières de se distinguer. Aussi, trouvez un compromis sur l’emplacement du piercing : celui au niveau de la bouche ou de la langue peut causer une érosion des dents et déséquilibrer la flore buccale. Selon leur emplacement, certains piercings peuvent être arrachés, irriter la peau et laisser des cicatrices une fois enlevés. Comme pour un tatouage, imposez à votre ado que cela se fasse dans de bonnes conditions d’hygiène (locaux propres, stérilisation du matériel, désinfection de la peau, port des gans, etc) et chez un perceur déclaré. Par la suite, veillez à ce que votre ado assainisse bien sa plaie et qu’il ne l’expose pas au soleil.


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