Nous voilà arrivés à la fin de l’année scolaire et les résultats de votre progéniture ne sont pas brillants… Ce dernier étant complètement démotivé, vous avez peur pour son avenir. Il est alors primordial de lui redonner le goût d’apprendre et l’envie de réussir pour lui assurer une bonne situation professionnelle future. Conseils.

Un adolescent donne souvent l’impression de ne s’intéresser à rien, de n’avoir envie de rien, de ne nourrir aucun projet à long terme. Cette démotivation est en général passagère et ne cache pas forcément un état dépressif.

Mous, sans ressort, sans envie – hormis celle de rester scotchés des heures à leurs écrans ! Cette démotivation généralisée a le don d’exaspérer les parents. La motivation peut être comparée à un moteur qui permet d’avancer.

Elle fait partie des caractéristiques d’un enfant, tout comme l’intelligence ou les émotions, et elle varie d’un à l’autre. Aucun adulte ne peut motiver un jeune de force. Toutefois, on peut l’aider à trouver sa motivation. Pour y arriver, il est utile de déterminer d’abord si un enfant semble motivé à apprendre.

Il y a quatre indices :
Indice 1 :L’enfant motivé est intéressé à apprendre, il fait ses devoirs à temps, est curieux, pugnace, autonome et organisé.

Indice 2 : L’enfant motivé persévère dans ses travaux scolaires, il n’abandonne pas facilement lorsque la tâche est compliquée

Indice 3 : L’enfant motivé s’engage dans ses études, il est concentré et cherche à aller toujours plus loin.

Indice 4 : L’enfant motivé progresse dans ses études, ses résultats sont au rendez vous. Si votre enfant ne répond pas à ces indices de motivation, voici quelques conseils pour le remotiver :

Sa volonté de travail doit venir de lui et non des autres

Je pense qu’il faut commencer par ce point important. Votre enfant n’est pas isolé, il y a une relation systémique autour de lui et de son écosystème (parents, copains, professeurs…). Tout cet environnement social l’influence, qu’il s’en aperçoive ou non. D’où ce principe : que sa volonté de travailler vienne de lui, et non pas des autres. Il aura des professeurs plutôt irritants, il pourra côtoyer des camarades avec des « facilités » comme on dit et qui ne travaillent presque jamais et pourtant s’en sortent… De ce fait, il vaut mieux que votre enfant ne soit que très peu influencé par ces circonstances extérieures. Il faut que tout vienne de lui et pour cela, demandez-lui quels sont ses objectifs de réussite. Qu’a-t-il prévu ? Que veut-il vraiment ? À partir de la, nous aurons le besoin de l’enfant. Peut être que votre enfant a d’autres objectifs non atteints qui permettraient de retrouver sa motivation.

Parlez son langage, de ses centres d’intérêts

S’il s’intéresse aux jeux-vidéos, il faut lui demander des choses précises sur ses jeux favoris et voir où sa logique ou son raisonnement peuvent être sollicités.

Mettez les choses au clair dans son esprit

Votre principale inquiétude est qu’il n’y arrive pas et qu’il échoue dans les études. Dites-le lui. Et précisez que c’est un comportement normal quand on est parent. Ensuite, demandez-lui s’il préfère qu’on le « pousse » un peu de temps en temps parce qu’il ne se sent pas encore assez mûr, ou que l’on lui fasse confiance pendant deux semaines pour qu’il nous montre ce dont il est capable seul. Cette méthode a le mérite de l’obliger à choisir : soit il accepte que vous le poussiez un peu de temps en temps quand c’est nécessaire, soit il affirme être autonome et il vous le prouvera. Dans les deux cas, il ne pourra plus vous reprocher votre attitude puisque ce sera lui qui l’aura choisie.

Proposez-lui une méthode de travail :

Vous pouvez lui suggérer que s’il trouve une méthode de travail percutante, qui lui est propre, il gagnera du temps pour faire d’autres activités et sera ainsi plus performant et plus efficace.

«Étiquetez» votre enfant quand vous le pouvez

Cette notion est certainement la plus importante. Cela signifie que pour tout raisonnement qui est bien fait, toute initiative de sa part, tout travail autonome, dites-lui de façon concrète qu’il est intelligent, malin, autonome et qu’il fait et fera parti des « grands » de ce monde car il réussira tout ce qu’il entreprendra (y compris dans ses centres d’intérêt les plus forts, ou sa popularité). Il faut que ce soit un trait de personnalité que vous décriviez chez lui. La conséquence de ce comportement est que votre enfant s’attribuera complètement ses efforts, comme s’il s’agissait d’un trait de sa personnalité. Surtout, étiquetez votre enfant lorsque c’est mérité pour que ce soit légitime.