Revenge porn : la basse vengeance des hommes

Robert Kardashian a humilié publiquement son ex Blac Chyna en postant sur Instagram des clichés dénudés de cette dernière pour se venger de ses infidélités. Le petit frère de Kim Kardashian risque la prison pour s’être adonné au “revenge porn”. Mais qu’est-ce que c’est exactement ?

 

Si l’amour ne dure, la vengeance se passe désormais en dessous de la ceinture. Le “revenge porn” (la vengeance pornographique) est un concept simple : dans le but de se venger, l’un des deux ex-conjoints poste des photos ou des vidéos à caractère sexuel sur Internet.

 

 

C’est exactement ce qu’a fait Robert Kardashian le 5 juillet. Pour “punir” son ex Blac Chyna, le petit frère de Kim Kardashian a posté sur son compte Instagram (suspendu depuis) des photos dénudées, des vidéos de ses ébats et des pamphlets l’accusant d’être une droguée, une alcoolique, d’avoir des mœurs légères et d’être une mauvaise mère (ils ont ensemble une fille, Dream, née en novembre 2016, ndlr).

 

 

 

Pour cette vendetta, l’Américain de 30 ans risque une peine de 6 mois de prison et 1000 euros d’amende, le “revenge porn” étant reconnu comme un crime en Californie, l’état dans lequel il réside.

Vengeance virale

 

 

 

Aux Etats-Unis, le “revenge porn” est devenu un véritable phénomène de société et six états ont promulgué des lois pour punir cette pratique.

 

Outre les querelles des people qui lavent leur linge sale en public, les sites qui diffusent ces images surfent sur le succès du porno amateur et le fait que la vengeance peut nourrir bien des fantasmes.

 

 

Souvent, les photos sont prises avec le consentement de la personne visée et destinées à rester dans un cadre privé. Il en faut ensuite peu pour que les clichés se propagent, grâce à la viralité des réseaux sociaux et la simplicité d’Internet.

 

 

Une idée de l’ampleur que peut prendre le phénomène : sur le compte Instagram de Rob Kardashian, on pouvait compter plus de 1000 commentaires par minute après publication des photos de Blac Chyna.

 

 

 

Kevin Bollaert, créateur américain d’un site spécialisé en la matière, encourageait les internautes à lui envoyer des photos de leurs anciennes compagnes. Fervent justicier, il offrait en échange aux victimes la possibilité de voir leurs photos retirées moyennant des sommes allant de 300 à 350 dollars.

 

 

 

Kevin Bollaert a finalement dû s’acquitter de près de 4 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffusion de pornographie infantile : une des victimes était âgée de 17 ans.

 

 

 

Le destin de ces victimes de “viol numérique” peut s’avérer tragique : au Brésil, une jeune fille de 17 ans s’est suicidée fin 2013. Les conséquences, si elles ne sont pas toujours aussi graves, sont souvent très lourdes.

 

 

Aux Etats-Unis, une enseignante été suspendue sous la pression de parents d’élèves après la découverte de photos d’elle nue sur Internet. En France, à Metz, une autre enseignante avait appris de la bouche même de ses élèves la présence de photos d’elle sur Facebook.