On parle beaucoup du clitoris, et pour cause : cet organe est dédié au plaisir féminin. Pour autant, il nous parait nécessaire de rappeler que le corps entier est à même de procurer de fortes sensations. Nos explications et nos conseils pour un plaisir décupler dans tous les zones.

Le clitoris est enfin reconnu comme étant l’organe de la volupté féminine. Source de plaisir et de jouissance, il s’impose désormais dans nos têtes, nos lits et nos orgasmes. Mais doit-on pour autant oublier le reste de notre corps ?

Le clitoris ne cherche pas à écraser ses voisins et ses compères… Le vagin, la vulve, les seins ou encore l’anus demeurent des zones érogènes précieuses, capables de nous mener loin, très loin. Car oui, nous pouvons jouir de partout et « globalement ». Mode d’emploi.

Le plaisir vaginal, en avant toute !

La pénétration a perdu de sa superbe. La littérature rend au clitoris ses lettres de noblesse et nous rappelle que les femmes ont plus de chances d’atteindre l’orgasme grâce à une stimulation externe de leur clitoris (coucou le gland). Néanmoins, s’il apparait clairement que le vagin possède moins de terminaisons nerveuses, il est également source de plaisir. D’abord parce que le clitoris s’étend à l’intérieur du corps sur plusieurs centimètres et enveloppe chaleureusement le vagin. Ensuite parce que la pénétration reste un acte de fusion et de rapprochement intense qui peut conduire à la jouissance. Enfin, parce que les frottements du clitoris, rendus accessibles dans certaines positions, procurent du plaisir. Si passer par la case « vagin » n’est donc pas indispensable, soulignons que le plaisir sexuel concentré sur la zone génitale est global et que la pénétration vaginale est très agréable pour de nombreuses femmes. A chacune ses préférences. En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que nous n’avons pas à choisir entre vagin et clitoris, puisqu’ils travaillent ensemble.

L’orgasme mammaire, bonjour la surprise !

Lors de l’excitation sexuelle, les seins gonflent, les mamelons durcissent et deviennent plus foncés, à cause de l’afflux sanguin. Preuve irréfutable, donc, qu’ils réagissent. Autre preuve, presque plus évidente : vous ressentez du plaisir. Selon une étude publiée dans The Journal of Sexual Medicine en 2006, la manipulation des mamelons et des seins provoque ou augmente l’excitation sexuelle chez environ 82% des jeunes femmes et 52% des jeunes hommes. Mais quid de l’orgasme mammaire, dit aussi « boobgasm » en anglais (on adore) ? Une étude* vieille de presque dix ans nous renseigne à ce sujet. En 2011, un groupe de chercheurs a choisi d’explorer le cerveau durant un orgasme. Il en ressort que la stimulation des seins active la même zone du cerveau que la stimulation du clitoris ou du col de l’utérus. Autrement dit, l’orgasme mammaire existe. Inutile d’en faire une pression et de créer une injonction. Simplement, il faut entendre, encore une fois, que de multiples zones érogènes sont à l’origine de l’orgasme féminin.

La vulve, l’entrée du plaisir

D’emblée, rappelons que vulve n’est pas vagin et que vagin n’est pas vulve : la vulve se voit, le vagin ne se voit pas. La vulve est composée des grandes et petites lèvres, du capuchon du clitoris et du gland du clitoris, du vestibule, du méat urinaire, de l’orifice vaginal, de l’hymen et des glandes de Bartholin. Pendant l’union sexuelle, ces dernières sécrètent un liquide, qu’on appelle la cyprine et qui s’écoule par les canaux débouchant à l’entrée du vagin et au niveau de la vulve. Quant au gland du clitoris, il entre en érection, tandis que les lèvres, petites et grandes, se gonflent. Autant dire que la vulve est sensible, aussi témoin du plaisir ressenti. Des caresses vulvaires sont donc les bienvenues, sur le gland du clitoris, certes, mais également sur les lèvres, le vestibule, et au niveau de l’orifice vaginal. Alors ne zappons plus la vulve, ne la prenons plus pour un « paillasson », une entrée, un passage, un lieu réservé aux préliminaires. Durant tout le rapport, elle mérite notre attention.

L’anus, porte secrète

La zone anale est érogène. Elle est riche en terminaisons nerveuses… qui sont communes à celles du vagin ! Comme quoi… Bien entendu, le sexe anal ne fait pas l’unanimité. Chacun son truc. Il est surtout question d’en avoir envie et de s’ouvrir à cette possibilité. Aucune obligation en la matière. On sait simplement que l’anus est très sensible, donc capable de procurer beaucoup de plaisir, et qui dit plaisir dit potentiellement orgasme. On n’oublie pas d’utiliser un lubrifiant et d’y aller en douceur, au risque de se faire mal. Autre point important : stimuler le reste du corps en parallèle permet de s’abandonner à la détente. Puisqu’on le sait, nos organes bossent de concert, sans oublier notre cerveau qui s’en mêle, notons qu’une stimulation globale a tout bon et permet d’accroitre les sensations de chaque caresse, peu importe la zone. Alors oui, on adore le clitoris, mais on aime notre corps dans son intégralité.