L’éjaculation féminine demeure un mystère, après avoir été longtemps niée, dévalorisée puis fantasmée à travers la pornographie. D’où vient ce liquide qui surgit en plein acte sexuel et de quoi est-il composé ? Pouvons-nous toutes prétendre à devenir femme fontaine ou est-ce réservé à une catégorie de femmes physiologiquement différentes ? Toutes les réponses ici.

Imaginez un peu le ressenti d’une femme ou d’un couple, confrontés à l’éjaculation féminine pour la première fois… il y a vingt ans. Difficile d’en parler : aux yeux de tous, la femme fontaine était un mythe. Quant aux scientifiques, y compris les sexologues les plus réceptifs, ils ont longtemps nié cette manifestation de jouissance extrême, puis l’ont dévalorisée, l’assimilant à une incontinence urinaire. Un moyen comme un autre de proposer une explication ? Depuis quelques années, le tabou qui entoure l’éjaculation féminine se lève progressivement, notamment parce que nous avons démystifié la provenance de cet étonnant liquide qui surgit en plein rapport sexuel.

Les femmes fontaines émettent une quantité de liquide supérieur à la moyenne, d’une contenance qui oscille entre 5 et 200 ml. Mais de quoi ce liquide est-il composé ? Pour le comprendre, il faut savoir ce qu’il n’est pas :

  • Le liquide émis par les femmes fontaines est différent de la cyprine, fluide permettant la lubrification du vagin. Longtemps, on a imaginé que les femmes fontaines lubrifiaient plus que les autres, mais cela n’a rien à voir.
  • Le liquide émis par les femmes fontaines n’est pas de l’urine. S’il y a méprise sur le sujet, c’est parce que le liquide ne vient pas du vagin, mais bel et bien de l’urètre. Lors de l’excitation, la vessie de la femme fontaine se remplit, mais bien trop rapidement pour que ce liquide puisse réellement se transformer en urine. En d’autres mots, il contient quelques composants urinaires tels que l’urée, l’acide urique et la créatinine, mais en petite quantité. Il est donc clair et inodore !

Néanmoins, ce liquide pourrait contenir, chez certains sujets, des sécrétions prostatiques issues des glandes de Skene. Ces glandes, comparables à la prostate chez l’homme, sont situées près de l’urètre et sécrètent du liquide par réflexe, en plus ou moins grande quantité, pendant l’amour. Dans le cas de l’éjaculation féminine, il se pourrait alors que ce liquide s’accouple au liquide produit dans la vessie. C’est pour cela que certains spécialistes ont trouvé certaines caractéristiques du sperme (mais sans sperme) dans le fluide émis par les femmes fontaines.

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