Vous ne grignotez pas, faites du sport suivez votre régime mais vous ne perdez pas de poids. A vouloir trop bien faire, on prend parfois sans le savoir les mauvaises décisions. 

Aliments à éviter ou pas, mauvais sommeil, problème hormonal… Liste des causes qui empêchent de maigrir avec Laura Azenard, naturopathe et spécialisée en diététique.

Vous faites un régime ?

Suivre un régime hypocalorique est tentant lorsqu’on veut perdre du poids. Or, un régime amaigrissant ne fait pas maigrir. « Il ferait même grossir à terme parce qu’il ne contient pas assez de calories et de protéines pour permettre au corps de conserver ses muscles. Et au lieu d’utiliser la nourriture comme un carburant, le corps commence à brûler ses propres muscles. Résultat : le métabolisme s’affaiblit et brûle de moins en moins de calories« , explique Laura Azenard. Résultat : au début, on maigrit puis on finit par regrossir car les régimes favorisent les pulsions.

• Le bon geste : si on veut perdre du poids, il faut apporter des calories nutritives au corps (protéines, féculents, légumes…)

Vous ne mangez pas assez de protéines

Souvent diabolisées lors d’un régimeet remplacées par des céréales, les protéines accélèrent pourtant le métabolisme et aident à la fabrication des muscles. Pour booster le métabolisme et brûler plus de calories, il faut manger des protéines. « Elles contiennent également du tryptophane, un acide aminé essentiel qui permet de fabriquer de la sérotonine. Sans cette « hormone du bonheur », le régime finit par frustrer et nous nous jetons sur des aliments gras ou sucrés« , alerte la naturopathe.
• Le bon geste : consommer des protéines à raison d’1 g par kilo de poids. Ainsi, une femme de 60 kilos a besoin de 60 g de protéines (animales ou végétales) par jour.

Vous prenez un petit-déjeuner sucré 

Prendre un petit-déjeuner sucré peut ralentir la perte de poids. La raison ? « Seule une petite partie du glucose va dans le glycogène, notre réserve d’énergie, et tout le reste est stocké dans les tissus adipeux (graisse corporelle). Or, si on veut perdre du gras, il faut entièrement vider sa réserve de glycogène, c’est-à-dire rester 12 à 48 heures sans apport de sucres« , explique la naturopathe. Par ailleurs, manger sucré dès le matin va vite faire grimper le taux de sucre sanguin et favoriser les fringales.
• Le bon geste : prendre un petit-déjeuner « cétogène » – pauvre en glucides et riche en lipides et en protéines – pour continuer à vider sa réserve de glycogène après le jeûne de la nuit. Par exemple : 2 œufs au plat et un avocat.

Vous buvez des eaux « minceur »

Une bonne hydratation permet de désaturer l’intestin, d’éliminer les toxines présentes dans la graisse et de lutter contre la rétention d’eau. Quelle quantité boire ? « Rapide calcul pour le savoir : entre les urines et la sueur, on perd 3L d’eau par jour, le métabolisme nous en apporte 0.5 L et l’alimentation 1L si des végétaux sont présents, il faut donc boire au minimum 1.5L d’eau par jour pour compenser cette perte« , conseille la naturopathe. Par ailleurs, boire pendant les repas empêche le bon fonctionnement des enzymes.
• Le bon geste : éviter les eaux « minceur » (Contrex, Hépar) car elles sont trop minéralisées et empêchent la détoxination. Préférer des eaux neutres (Rosée de la Reine, Mont Roucous…).

Vous mangez trop de produits laitiers

Le lait de vache ne favorise pas la perte de poids car il contient des hormones de croissance, normalement faites pour dilater les veaux. De plus, il est composé à 80% de caséineune colle qui augmente la perméabilité de l’intestin et l’empêche de bien assimiler les nutriments, d’où l’entretien des carences.
• Le bon geste : « Privilégier le lait de brebis ou de chèvre qui contient beaucoup moins d’hormones de croissance, de lactose et de caséine. Attention aux boissons de céréales (riz, avoine…) qui sont très caloriques (plus sucrées que le Coca-Cola« , explique l’experte. Préférez les boissons de fruits à coque (amande, coco, noisette) moins sucrées et plus riches en oméga 3.

Vous bannissez les graisses

Lors d’un régime, on a tendance à diaboliser les graisses et à ne manger que des salades, des légumes et des fruits. Or, si les graisses (lipides) sont plus caloriques que les glucides et les protéines, elles sont indispensables au bon fonctionnement de l’organisme et du cerveau. « Pour se débarrasser des mauvaises graisses, il faut consommer des bons grasNotamment des oméga 3 d’origine végétale (huile de lin, cameline, noix…) ou d’origine animale (poissons gras…)« 
• Le bon geste : privilégier les bonnes graisses (3 portions de poissons gras par semaine) et bannir les graisses transformées comme les fritures. Omniprésents dans notre alimentationet pro-inflammatoires, les oméga 6 (huile de tournesol, de maïs…) doivent aussi être limités.

Vous dormez mal (ou peu)

Lorsqu’on dort, on fabrique de la mélatonine, une hormone qui modère le cycle veille-sommeil et les hormones régulatrices de l’appétit.Résultat : lorsqu’on manque de sommeil, on a tendance à avoir plus faim et à se réfugier dans des aliments gras ou sucrés. Une bonne nuit permet de recharger ses batteries et donne à l’organisme suffisamment d’énergie pour la journée.
• Le bon geste : essayer de dîner le plus tôt possible et manger des aliments digestes. On évite donc les protéines (surtout celles présentes dans la viande) et des produits laitiers le soir, et on privilégie des légumes et des céréales sans gluten (riz, sarrasin…).

Vous négligez vos intestins

Une paroi intestinale saine permet le passage des micro-nutriments et bloque celui des toxines. A l’inverse, une paroi intestinale poreuse et perméable est souvent signe d’une mauvaise alimentation trop riche en produits laitiers et en gluten.Conséquences : on assimile moins bien les nutriments, on se retrouve carencé et on a moins la sensation de satiété. « Une mauvaise santé intestinale et des carences sont des freins à la perte de poids. Une flore digestive réduite contribue même au surpoids. »
• Le bon geste : préférer les aliments anti-inflammatoires comme les légumineuses, les légumes à feuilles vertes, les oléagineux, les céréales complètes et les poissons gras.

Votre stress peut bloquer la perte de poids

Le stress est un frein à la perte de poids car il augmente la production du cortisol. « Sécrétée en trop grande quantité, cette hormone va d’une part entretenir la mauvaise santé intestinale, et d’autre part favoriser le stockage des graisses dans l’organisme et ainsi empêcher la perte de poids« , explique Laura Azenard.
• Le bon geste : seule la sérotonine, une hormone apportée par les protéines, permet de réguler le cortisol. Mieux vaut ainsi consommer davantage de protéines (végétales par des légumineuses et animales par la viande, le poisson et les œufs) plutôt que des céréales.

Thyroïde, maladie hormonale… Et si c’était un problème santé ?

Vous n’arrivez pas à perdre du poids ? Et si cela cachait des dérèglements hormonaux ou des problèmes de thyroïde ? La prise de certains médicaments (antidépresseurs, psychotropes, bêtabloquants…) peuvent également entraver la perte des poids. La ménopause est aussi une période de bouleversements hormonaux (augmentation de l’appétit, rétention d’eau…) pendant laquelle il est difficile de perdre du poids.
• Le bon geste : si vous n’arrivez pas à perdre du poids et si vous constatez des symptômes associés (constipation, troubles de la concentration…), consultez un médecin, un diététicienne, un nutritionniste ou un thérapeute.