En France, la polémique enfle autour de l’ouverture de Xdolls, une maison close proposant les services rémunérés de poupées sexuelles. Faut-il interdire cette pratique jugée immorale ou au contraire y voir un moyen d’assouvir les vices de clients affamés ? Au Maroc, où la pratique de relations sexuelles est interdite hors mariage, il y aurait bien des avantages à y adhérer.

 

Si les féministes voient dans l’ouverture de la pseudo maison close Xdolls une invitation à la culture du viol, il n’en demeure pas moins que les services de police ne trouvent rien à redire quant à la légalité totale de l’endroit.

 

Installée dans un appartement de 70 m2 au rez-de-chaussée dans le XVIe arrondissement de Paris, la maison close, dont l’adresse est toutefois secrète (pour le moment), propose dans trois chambres mises à disposition des clients, une poupée en silicone nue dans un lit. Pour accéder à leurs services, les clients payent sur internet, au préalable, la somme de 89 euros de l’heure. Le silicone, c’est pas donné !

 

 

Les « femmes » étant faites de silicones et donc consentantes, le problème, à défaut d’être pénal, relève donc plus de la morale. Autre dilemme, si les maisons closes sont fermées depuis 1946 en France, sous quel régime cette pseudo maison close doit elle être reléguée. En l’occurrence, le propriétaire l’a enregistrée en tant que lieu de jeux…

 

 

« Ce commerce pose certes question. C’est malsain. Mais pénalement, on ne peut pas accuser un homme de viol sur une poupée. C’est à peu près comme si une femme portait plainte contre un godemiché ! » témoigne ainsi une source policière dans la presse française.

 

 

Sur la toile, le débat fait rage. Les féministes crient à la culture du viol et les internautes s’insurgent. Pourquoi donc empêcher des hommes (ou des femmes d’ailleurs) de grimper au rideaux tant qu’ils ne font de mal à personne.  Et pour cause, à l’heure des hashtags dénonciateurs des pervers sexuels, de #balancetonporc à #metoo, ne devrait-on pas voir dans cette solution une opportunité de mettre un frein aux déviances sexuelles de mâles en rut ?

 

 

Halal ou Haram ? La question se pose-t-elle vraiment  au Maroc ?

 

Et si on allait encore plus loin en imaginant l’ouverture d’une telle salle de jeux au Maroc ? Après tout, les Marocains n’ont pas l’apanage de la vertu sexuelle.

 

Ne rêvons pas, ce n’est pas demain la veille que la liberté sexuelle en dehors des liens du mariage sera autorisée au Maroc. Malgré le travail des féministes, de la presse féminine engagée, des activités en tout genre jusqu’aux FEMEN qui ont osé dévoilé un bout de téton sous nos cieux pour nous « libérer », le principal écueil à cette réforme est religieux et autant dire que libérer la sexualité des Marocains ne figure pas dans le top 5 des sujets chauds du moment.

 

La culture du viol est bel est bien présente sous nos cieux, en témoignent les trop nombreux faits divers qui noircissent les pages de nos quotidiens.

 

 

Une poupée gonflable encouragerait-elle encore plus cette culture ? Si la réponse fait débat en France, la réponse marocaine serait « non », à notre sens. Permettre à ces messieurs d’assouvir leurs envies nous permettrait à nous les femmes de respirer un peu plus. Delà à ce que certains nous prennent pour des femmes objets en nous confondant avec une poupée qui faute de dire « oui » ne dit rien, nous n’en sommes déjà pas loin !

 

 

N’oublions pas au passage nos animaux les animaux qui nous seraient grandement reconnaissants… Enfin un moyen pour eux de ne plus subir, sans consentement, les assauts d’assoiffés du sexe.

 

 

Faute de reformer les lois et faute de changements des mentalités, pourquoi ne pas envisager nous aussi de mettre à disposition nos clones siliconés ? Oui c’est malsain, oui c’est pervers, mais si cela peut faire baisser les statistiques en matière de viol, harcèlement, pédophilie ou actes zoophiles, qu’attendons-nous ?  Ce n’est peut être pas très halal, mais ce n’est pas pour autant haram !