Plus de 200 millions de jeunes filles et femmes ont été victimes de mutilations génitales, dans le monde. Le 6 février, la Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines interpelle sur cette pratique déshumanisante et discriminante.

C’est un chiffre incroyable, et pourtant ….200 millions de jeunes filles et femmes ont été victimes de mutilations génitales, selon Vision du Monde. Il s’agit “d’interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autre lésion des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales”, comme l’explique l’Organisation Mondiale de la Santé. Ces pratiques, remarquables surtout en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient, violent les droits fondamentaux des femmes et des filles. Le 6 février, la Journée Internationale de Tolérance Zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines met en lumière ce problème sociétal, significatif des inégalités entre les genres.

Mutilations Génitales : qu’est ce que c’est ?

Ces victimes sont privées du droit à la santé, du droit à disposer de leur corps ou même du droit à la vie, lorsque ces pratiques entraînent… la mort. Mais de quoi parle t-on concrètement ? Il s’agit d’excision, de clitoridectomie, d’infibulation ou de toute forme de violence exercée contre l’appareil génital de la femme ou jeune fille.

  • L’excision : ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres et parfois des grandes lèvres.
  • La clitoridectomie : ablation partielle ou totale du clitoris et, plus rarement, seulement du prépuce.
  • L’infibulation : rétrécissement de l’orifice vaginal en suturant ou en passant un anneau à travers les petites lèvres de la vulve.
  • Les autres interventions : piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

D’après les estimations de l’ONG Vision du Monde, 90% des mutilations génitales féminines sont des clitoridectomies ou des excisions, et près de 10% sont des infibulations. Des opérations qui sont rarement pratiquées par les professionnels (18%). Le plus souvent, c’est dans la souffrance que l’on arrache à ces femmes une partie de leur féminité et de leur santé.

Pays où le taux de mutilations génitales féminines est le plus important : 

  • Chez les filles de moins de 15 ans : Mauritanie, Gambie et Indonésie.
  • Chez les filles de 15 ans et plus : Guinée, Djibouti et Somalie.

#STOP MGF : une lutte qui n’attend pas

Si l’on ne réagit pas, 3 millions de femmes risquent de subir ces tortures chaque année. L’ONG Vision du Monde encourage vivement l’abandon de ces pratiques. La lutte passe d’abord par la sensibilisation à ce fléau : le dialogue social permet d’amorcer des solutions dans les pays concernés. De surcroît, l’organisation soutient des hôpitaux spécialisés en chirurgie réparatrice.
Éliminer la pratique de la mutilation génitale est un des objectifs de Développement Durable fixés par l’ONU pour 2030. La lutte contre cette pratique abusive nécessite, plus que n’importe quel combat, de la persévérance et une volonté acharnée.