Violences sexuelles : les villes les plus dangereuses au monde sont…

Les femmes ne sont malheureusement pas toutes logées à la même enseigne dans les différents pays du monde. La fondation Thomson Reuters a élaboré un classement des mégalopoles les plus dangereuses pour la gent féminine. Quelles sont-elles ?

 

 

Alors que les violences sexuelles sont au cœur du débat public depuis la révélation de l’affaire Weinstein, la fondation Thomson Reuters a publié la liste des mégalopoles les plus dangereuses pour les femmes. Quatre critères ont été retenus pour élaborer ce classement : les violences sexuelles, l’accès à la santé “y compris la santé reproductive ou la mortalité maternelle“, les opportunités économiques et les pratiques culturelles, c’est-à-dire la protection contre l’excision, les mariages d’enfants, ou encore les infanticides.

Les 380 experts interrogés ont classé les 19 mégalopoles mondiales de la plus dangereuse à la moins dangereuse. Ils sont formels.

 

Le Caire est la mégalopole la moins sûre pour les femmes. “Tout dans cette ville est difficile pour les femmes“, confirme Shahira Amin, journaliste égyptienne. Pour les quatre critères, la capitale égyptienne est classée dans les trois dernières places. Juste derrière, Karachi (au Pakistan) et Kinshasa (en République démocratique du Congo), sont les deuxièmes villes les moins accueillantes pour les femmes, à égalité. En ce qui concerne les violences sexuelles, New Delhi, la capitale de l’Inde, où un village avait interdit le port de jeans pour empêcher les viols, et São Paulo (Brésil) sont les mégalopoles les moins sûres. Sinistre constat : Lima (Pérou) caracole en tête du classement des villes les plus mal loties en ce qui concerne l’accès aux soins.

 

 

Paris, parmi les villes les plus sûres

 

 

D’un point de vue plus optimiste, parmi les villes les moins dangereuses pour les femmes, la grande gagnante est… Londres, en dix-neuvième position du classement. La capitale britannique s’est vue décerner le titre de meilleure mégalopole pour les femmes en terme de soins et d’opportunités économiques, précédée par Tokyo, la moins exposée aux violences sexuelles. Quant à Paris, elle se trouve en dix-septième position du classement. La cité de l’amour obtient un bon résultat en terme d’accès aux soins, mais est à la traîne concernant les pratiques culturelles. Peu étonnant, puisque la France n’est pas étrangère au phénomène des infanticides. La Ville Lumière a encore du chemin à parcourir avant d’être réellement un havre de paix.