La marque italienne a dû présenter ses excuses sur les réseaux sociaux après avoir présenté à la vente dans sa vitrine new yorkaise des articles représentant des caricatures de « blackface ».

Les porte-clés, coques de téléphones et tee-shirts représentant des caricatures de personnes au teint noir, aux yeux écarquillés et aux lèvres épaisses n’ont pas été du goût de tout le monde. Et pour cause, jusqu’au début du XXème siècle, ce type de caricatures servaient à ridiculiser les Noirs.

Pour avoir proposé à la vente dans sa boutique new yorkaise ce type de produits, la marque italienne s’est retrouvée au cœur d’un vaste mouvement d’indignation sur les réseaux sociaux. Tentant d’apaiser les esprits, Prada s’est fendu d’un communiqué de presse sur Twitter : « Nous voudrions transmettre nos profonds regrets et nos excuses sincères pour les produits Pradamalia qui ont choqué. Ils ont été retirés du marché et ne seront pas vendus« .

Un revirement après avoir plaidé en premier lieu un autre discours : »Le groupe Prada a horreur des images racistes », avait ainsi assuré l’entreprise dans un premier temps. « Les Pradamalia sont des breloques fantaisies composées d’éléments de l’œuvre de Prada. Ce sont des créatures imaginaires qui ne sont censées faire référence au monde réel et certainement pas au ‘blackface’. » Une défense jugée peu convaincante et qui a valu à la marque un appel au boycott de ses produits.

« La ressemblance de nos produits au ‘blackface’ n’était pas du tout intentionnelle, mais nous reconnaissons que cela n’excuse pas les dommages causés. Désormais, nous nous engageons à améliorer nos formations à la diversité et nous allons former immédiatement un conseil consultatif pour guider nos efforts en matière de diversité, d’inclusion et de culture« , poursuit ainsi Prada dans son communiqué de la dernière chance.

Et de poursuivre qu’elle s’engage à « examiner les procédures qui ont mené à ce que de tels produits arrivent sur le marché » et à « faire don des recettes de ces produits à une organisation new-yorkaise qui lutte pour la justice raciale, une valeur en laquelle nous croyons fermement« .