« Comme toutes les femmes, les musulmanes aussi subissent du harcèlement ». C’est ainsi que le mouvement #MosqueMetoo s’est propagé telle une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Initié par la journaliste féministe américano-égyptienne, Mona Eltahawy qui a partagé le 6 février son témoignage sur Twitter, ce mouvement a reçu de nombreuses réponses aussi bien positives que négatives. Alors que la parole des femmes se libère depuis le scandale de l’affaire Weinstein qui a secoué le milieu hollywoodien, les hashtags dédiés à la cause féminine ont envahi la toile. Après #Metoo, #Balancetonporc place à #MosqueMetoo.

 


« J’ai partagé mon expérience d’harcèlement sexuel pendant le hajj en 1982 alors que j’avais 15 as dans l’espoir d’aider les musulmanes à rompre le silence et les tabous autours de leur expérience d’harcèlement ou d’abus sexuel durant le Hajj/Umra ou dans les lieux sacrés. Utilisons cet hashtag #MosqueMeToo » A écrit la journaliste pour lancer ce mouvement.

 

Et on peut dire que les réactions des internautes ne se sont pas fait attendre. Depuis cette publication les twittos ont été plus de 6000 à relayer ce tweet ou à partager également leur mauvaise expérience. Les femmes musulmanes ont indiqué avoir subi des frottements dans la foule ou avoir été touchées dans des zones inappropriées. «Je n’ai jamais autant été harcelée que dans la Ville sainte » peut on lire dans un témoignage. « Une de mes amies a subi des attouchements durant le hajj et quand elle a fait des histoires, ses camarades de hajj lui ont demandé de laisser tomber » a écrit une autre femme sur le réseau social.

 

Faisant partie des cinq piliers de l’Islam, le pèlerinage à la Mecque n’est pas pour autant respecté par les hommes. Ceux-ci ne semblent pas être gênés par les préceptes de l’Islam pour importuner les femmes.

Et comme tout mouvement, le #MosqueMeToo possède ses opposants. Certains dénoncent des attaques à l’encontre de l’Islam : « Vaste campagne de calomnie, jusqu’où ils/elles iront pour nuire à l’islam » écrit une internaute.

 

De notre côté, on est contentes de voir que les femmes ne reculent plus pour s’exprimer.