Les radios marocaines ne semblent pas être les seules à rejoindre le mouvement #Masaktach qui les incite à retirer de leur programmation les chansons de Saad Lamjarred, impliqué dans une énième affaire de viol.

Accusé de viol avec violence par Laura Prioul en 2016, puis plus récemment par une femme rencontrée à Saint Tropez cet été, Saad Lamjarred est désormais de retour derrière les barreaux. Avec le mouvement #Masaktach lancé sur les réseaux sociaux suite à l’annonce de sa remise en détention provisoire le 18 septembre dernier, Hit Radio et Radio 2M ont annoncé la suppression des chansons du chanteur. La radio Chada FM, de son côté a indiqué souhaiter continuer à diffuser ce mêmes chansons. Et pour cause. La direction de la grille des programmes part « du principe que tout accusé est innocent jusqu’à preuve du contraire« , comme nous pouvons le lire sur le communiqué publié sur les réseaux sociaux. Toutefois, il semblerait que des radios étrangères aient décidé de rallier la cause #Masaktach en ne diffusant plus les « tubes » de Saad Lamjarred.

« Let Go », « Ghazali », »Casablanca », out de certaines radios étrangères

Les radios étrangères semblent être sensibles à la cause #Masaktach qui est « un collectif de femmes et d’hommes qui dénoncent les violences et abus contre les femmes ainsi que la légitimation de la culture du viol au Maroc. »

Sur Twitter, le collectif a retweeté tous les messages de radios qui annonçaient arrêter la diffusion des chansons de Saad Lamjarred de leurs ondes. Florilège.

La première radio étrangère à rejoindre le mouvement est française et diffusée exclusivement sur internet.

 

La radio française Beur FM a également rejoint le mouvement le 21 septembre.

En plus des radios que l’on retrouve en France, la radio tunisienne Mosaïque FM a indiqué aujourd’hui ne plus diffuser les chansons du « crooner marocain ».

« Cette décision a été prise après la décision de la Cour d’appel d’Aix-En Provence, dans le sud de la France, de le placer en détention après deux semaines d’enquêtes, et ce après une nouvelle plainte d’une jeune française l’accusant d’agression sexuelle à l’intérieur d’une boite de nuit à Saint-Tropez« , a indiqué la radio pour expliquer son geste.

Interpellé le 26 août à Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur, après la plainte d’une jeune femme pour “faits caractérisés de viol” selon le parquet de Draguignan, et inculpé le 28 août pour viol, Saad Lamjarred avait été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et moyennant une caution de 150.000 euros.
Le parquet, qui avait requis son placement en détention provisoire, avait fait appel en septembre de la décision du juge des libertés et de la détention.