Une saoudienne se tue au volant de sa voiture

La nouvelle fait grand bruit… En Arabie Saoudite, une femme  s’est tuée dans un accident de voiture alors que son mari était en train de lui donner sa première leçon de conduite. Un coup dur pour le pays qui vient d’autoriser les femmes à conduire.

 

 

Il y a à peine une semaine, le roi Salmane signait un décret autorisant les femmes à conduire des voitures. Une révolution pour les saoudiennes qui attendaient ce droit et cette reconnaissance depuis longtemps. Pourtant, certaines femmes n’ont pas eu la patience d’attendre l’entrée en vigueur de ce décret prévu en juin 2018 et ont voulu prendre le volant dès maintenant.

 

 

Une impatience qui aura été fatale pour une saoudienne mercredi dernier dans la ville de Djeddah. D’après le site « Gulfnews.com », celle-ci était en train de prendre sa première leçon de conduite aux côtés de son mari lorsqu’elle a crashée sa voiture contre un bloc de béton, lui coûtant la vie. Le mari, qui a été blessé dans l’accident et transporté à l’hôpital, explique que la voiture a fait un bond en avant et a tourné en direction des blocs de béton qui bordent la route.

 

 

 

 

 

Cet accident meurtrier est déjà le deuxième de la semaine puisque lundi 2 octobre, une autre conductrice a crashé sa voiture contre un camion, la blessant sérieusement et ôtant la vie du passager âgé de seulement 13 ans.

 

 

 

Des accidents qui soulèvent un grand nombre d’indignations de la part de certains internautes qui dès l’annonce de la signature du décret s’étaient révoltés contre cette autorisation. En effet, deux courants différents s’étaient fait sentir. Les féministes qui ont applaudi cette avancée pour la condition de la femme en Arabie Saoudite et les machistes qui au contraire ont critiqué cette loi avançant l’argument que les saoudiennes n’avaient pas besoin de ce droit et que les femmes en général ne savent pas conduire.

 

 

 

Cependant, il est à noter que le décret n’entre en vigueur qu’en juin prochain et que ces deux femmes étaient donc dans l’illégalité puisqu’elles n’avaient pas le droit de se trouver au volant d’une voiture.

 

 

 

Rappelons que pour qu’une femme saoudienne puisse conduire, elle devra être âgée d’au moins 30 ans et recevoir l’accord de son mari ou de son tuteur. Son permis devra être délivré par une auto-école pour femmes et elle ne devra jamais quitter sa ville de résidence en voiture.

 

 

Et même si la femme saoudienne remplit toutes ses conditions, elle devra respecter des horaires de conduite : les mercredis et samedis il est autorisé aux femmes de conduire entre 7 heures du matin et 8 heures du soir, les jeudis et vendredi, de midi à 8 heures du soir.