Vendredi 26 octobre, le gouvernement prenait la décision hâtive de maintenir l’heure d’été toute l’année au Maroc annonçant par la même occasion le changement des horaires pour les écoles privées et publiques.

Une étude approfondie réalisée par le ministère délégué chargé de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique a démontré les répercussions négatives du changement d’heure plusieurs fois durant l’année.

On apprend ainsi que l’adoption du système du double horaire aurait créé une sorte de confusion et de perturbation chez les citoyens, selon les résultats de cette étude basée sur une approche comparative avec les expériences réussies de plusieurs pays.

Comme conclusion principale, l’étude préconise d’en finir avec ce double horaire, qui constitue une source d’instabilité, en adoptant une heure légale fixe.

Pour anticiper l’impact de cette décision, le gouvernement a annoncé des mesures visant à accompagner la mise en œuvre du projet de décret, particulièrement au niveau des établissements scolaires. C’est donc dans la foulée, que les Marocains apprennent que les horaires d’entrée et de sortie d’école seront aussi modifiés.

Le ministre de l’Education Nationale, Said Amzazi a ainsi annoncé que les horaires de cours des établissements publics et privés, de niveau primaire, collégial, secondaire, supérieur et de formation professionnelle seront décalés de 9h à 13h et de 14h à 18h.

Un changement subit pour les enfants mais aussi pour les parents qui devront se plier à cette nouvelle directive à compter du 7 novembre, dès le retour des vacances scolaires. Cette décision incomprise et contestée par un grand nombre de Marocains ferait suite aux craintes fondées quant aux perturbations du sommeil engendrées par ce maintien du GMT+1 toute l’année et également sur la question de l’exposition au soleil. Le gouvernement entend donc avec ces nouveaux horaires permettre aux enfants de se rendre à l’école et en sortir pendant qu’il fait jour.

Quid des parents ? Comment jongler entre l’école qui commence à 9h et le boulot à 8h quand l’enfant n’est pas inscrit au transport scolaire et quand on n’a pas de chauffeur ?
Comment ensuite le faire déjeuner à la maison s’il ne bénéficie plus que d’une heure de battement au moment du déjeuner ? Tout le monde n’habite pas en face de l’école, toutes les écoles n’offrent pas un service de cantine ? Comment réussir le pari de faire le trajet école-maison en 10 minutes top chrono à l’heure de pointe ? Autant de questions qui restent sans réponse à ce jour. Dans une dépêche de la MAP, on nous assure que « Le gouvernement optera pour le choix de flexibilité non pas uniquement dans le système éducatif mais aussi au niveau de l’horaire administratif afin de permettre aux parents
d’accompagner leurs enfants à l’école avant de partir au travail sans pression et dans un rythme convenable ».

Autrement dit, entreprises publiques et privées seraient prêtes à changer elles aussi leurs heures de travail aussi subitement… Sauf que pour le moment, c’est silence radio du côté du côté des employeurs.