Les Marocaines font un peu plus de bébés! L’indice de fécondité est en effet passé de 2,19 en 2010 à 2,38 en 2018, selon une nouvelle étude du Haut commissariat au plan (HCP).

Selon le Haut commissariat au plan (HCP), le Maroc connait une tendance «problématique» de la fécondité. Selon l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, la courbe de fécondité a globalement baissé mais connait une hausse depuis 2014.

 

 

«Globalement, la fécondité tendait vers la baisse, et ce, malgré les légères fluctuations observées entre 1992 et 1997. A partir de 2014, une légère hausse de la fécondité a été entamée, pratiquement, dans les deux milieux de résidence, et a continué jusqu’en 2018. Ainsi, l’ISF annoncé, qui était de l’ordre de 2,21 enfants par femme en 2014, et qui est légèrement supérieur à celui de 2010 (2,19 enfants par femme), a continué son ascension pour atteindre 2,38 enfants par femme en 2018», indique le HCP.

 

Recul de l’âge de mariage

La baisse tendancielle de la fécondité est due, selon le HCP, à deux facteurs essentiels. «D’abord le recul de l’âge au premier mariage, qui est passé en moyenne d’environ 17,3 ans chez les femmes en 1960 à 25,7 ans en 2014.» Ensuite, «le rôle considérable qu’a joué la contraception. Elle était de 19,4% au début des années 80, et n’a pas cessé d’augmenter jusqu’à atteindre 70,8 % en 2018.»

L’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc précise que «l’âge au premier mariage de la femme est ainsi passé de 26,3 ans en 2004 à 25,7 ans en 2014 et à 25,5 ans en 2018». Cette baisse est relevée chez les femmes rurales, passant de 25,5 ans en 2004 à 24,8 ans en 2014 et à 23,9 ans en 2018.

Par contre chez les femmes urbaines, le HCP relève une légère «reprise à la hausse de l’âge au premier mariage enregistrée en 2018, passant de 27,1 ans en 2004 à 26,4 ans en 2014 et à 26,6 ans en 2018».

 

Les Marocaines plus fécondes entre 25 et 29 ans

 

 

Les taux de fécondité par âge de la femme révèlent, selon le HCP, une légère hausse de ces taux, survenue entre 2004 et 2014, chez les femmes âgées de moins de vingt ans, aussi bien dans le milieu urbain que dans le milieu rural. La hausse de la fécondité des femmes d’au-delà des 35 ans n’a concerné que le milieu urbain et a touché la quasi-totalité des grandes villes.

La hausse dans le milieu urbain pourrait être due, selon le HCP, au fait que les femmes en milieu urbain ont tendance à reporter, momentanément, le projet de mariage et préfèreraient, dans un premier temps, une réalisation de soi et acquérir une certaine autonomie financière.