La princesse Lalla Hasna a présidé, mardi 9 avril, l’inauguration de l’exposition « Les couleurs de l’impressionnisme » au Musée Mohammed VI de Rabat. 

Cette manifestation d’envergure qui se tient du 09 avril au 31 août 2019, se veut la première exposition impressionniste à traverser les rives de la Méditerranée. A travers une suite de salles traitant chacune d’une couleur en particulier, cet événement culturel, organisé à l’initiative de la Fondation nationale des musées (FNM) avec la collaboration scientifique et les prêts exceptionnels de la collection du musée d’Orsay, tente de montrer comment l’éclaircissement de la palette, le travail sur la vibration lumineuse, a non seulement été un enjeu de la première heure pour les impressionnistes, mais aussi comment ces recherches ont évolué dans le temps, au fil des carrières et des interrogations propres à chaque artiste.

A cette occasion, la Princesse Lalla Hasnaa a suivi une présentation des œuvres par Mme Sabine Cazenave, co-commissaire de l’exposition et conservatrice peinture au musée d’Orsay et M. Paul Perrin, co-commissaire de l’exposition et conservateur peinture au musée d’Orsay, avant d’effectuer une tournée à travers les différentes parties de cette exposition.

L’exposition se propose de revenir sur un thème rarement exploré dans le champ d’étude de l’impressionnisme : la couleur. Le temps des Impressionnistes coïncide en effet avec un moment où les progrès de la science optique et de la chimie, qui invente de nouvelles couleurs, ouvrent aux artistes un champ de représentation inédit.

Monet, Renoir, Pissarro, Caillebotte… ils sont nombreux à puiser dans ces techniques naissantes de nouvelles manières de décrire le monde.

Conçu autour d’un ensemble de quarante œuvres, le propos, volontairement resserré et didactique, retrace le cheminement des peintres impressionnistes vers une palette plus claire, et le rôle qu’ils jouèrent dans une certaine histoire de la modernité, dans laquelle la libération de la couleur fut centrale.

Véritable expérience esthétique, l’exposition invite à une immersion dans la peinture, du noir au rose, en passant par le blanc, le vert et le bleu. Dans la dernière partie de l’exposition, la couleur, poussée à son paroxysme d’intensité, s’affranchit du réel, et se met à exister pour elle-même.

Plusieurs espaces de médiation égrenés au long de l’exposition, dont un ensemble inédit de dessins d’Eugène Boudin, permettront d’offrir les clés de compréhension de l’impressionnisme, et de montrer la révolution que fut le passage de la peinture d’atelier à la peinture de plein air.