La police indonésienne a révélé, mardi 9 avril, la découverte de quatre réseaux de trafic d’êtres humains qui ont envoyé 1 200 Indonésiens en Syrie, en Turquie en Arabie saoudite et au Maroc. Pas moins de 500 Indonésiennes ont été envoyées au Maroc pour travailler comme domestiques. Mais une fois au pays, certaines n’étaient pas payées et d’autres auraient été exploitées sexuellement.

«Ces travailleurs migrants indonésiens ont compris qu’ils avaient été dupés après avoir été forcés de subir de nombreuses exactions, notamment des actes de violence, des viols et des salaires impayés. Ils se sont enfuis et ont signalé leurs cas aux ambassades ou aux bureaux du consulat d’Indonésie », a déclaré le directeur des affaires criminelles, le général Herry Rudolf Nahak, cité par l’agence de presse Antara.

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Selon le quotidien indonésien The Jakarta Post, Herry Rudolf Nahak a également déclaré que deux suspects nommés Mutiara et Farhan, avaient été arrêtés pour le trafic présumé de personnes originaires de West Nusa Tenggara et de Jakarta au Maroc. Les deux hommes auraient envoyé leurs victimes de Sumbawa, dans l’ouest de Nusa Tenggara, à Jakarta, avant de les envoyer en Malaisie. De là-bas, les victimes ont été envoyées au Maroc.

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Par ailleurs,  220 personnes indonésiennes ont été envoyés en Turquie, 300 en Syrie et 200 en Arabie Saoudite entre 2018 et cette année. La police indonésienne a par ailleurs arrêté sept personnes impliquées dans cette affaire. Selon Herry Rudolf Nahak, il s’agirait de « la plus grande affaire de trafic d’êtres humains en Indonésie jamais révélée ». Ces Indonésiens ont depuis été renvoyés à leur pays natal.