Le jury  de la 18 ème  édition du Festival International du Film de Marrakech a donné sa traditionnelle conférence de presse juste avant le démarrage de la compétition officielle.

Une compétition que la présidente du jury, Tilda Swinton, veut humaine et émotionnelle avant tout. « Le mot compétition n’est pas satisfaisant. Il ne s’agit de décréter quel aura été le meilleur film.

Il s’agit de mettre un lumière un film ou une chose qui nous aura touché dans un film », confie la Présidente du jury de la 18 ème édition du FIFM qui poursuit : « Nous allons tous mettre nos pyjamas et regarder ces films comme nous les regarderions à la maison. Avec liberté et sans prétention aucune ».

En tout, les 9 membres du jury devront départager 12 longs métrages en provenance de différentes régions du monde, chacun selon sa sensibilité et sa vision du cinéma.  « Quand je regarde un film, je suis à la recherche d’une voix distincte, d’une voix unique », affirme le réalisateur australien David Michôd. L’actrice franco- italienne Chiara Mastroianni préfère quant à elle « garder son regard de petite fille, naïve lorsqu’elle découvre une œuvre ».

Pour Ali Essafi, réalisateur marocain : « C’est une aubaine pour le festival de Marrakech de s’enrichir de tous les genres. Il n’est pas question de s’enfermer dans une catégorie ou dans un genre. Le cinéma est libre. Le cinéma est émotions. C’est tout ce qui compte ».

Réagissant à question du genre dans le cinéma et dans la vie, la scénariste et réalisatrice française Rebecca Zlotowski a parlé d’un cinéma féminin qui enrichit le cinéma mondial. « On vit dans un fantasme de grand remplacement. On a l’impression que le regard des femmes va effacer celui des hommes. Pas du tout, on va juste ajouter notre touche », a-t elle notamment affirmé.

Réagissant au choix fait par le Festival de Marrakech de programmer des premiers et seconds films, la réalisatrice britannique Andréa Arnold a affirmé être « sensible aux premiers films. C’est là où les artistes placent toute leur passion et leurs inventivité des débuts ».

« Le cinéma doit être là pour être à l’écoute », rajoute le réalisateur brésilien Kleber Mendoça Filho. Les membres du jury ont d’ailleurs été unanimes pour exprimer leur souhait de se débarrasser de toutes les barrières et de toutes les idées reçues pour mieux profiter de la fraîcheur du cinéma.