Pour une femme qui entreprend, faut-il dire entrepreneur, entrepreneure, ou entrepreneuse ? Les trois sont admis, et ça tombe bien, car les Marocaines qui entreprennent sont de plus en plus nombreuses. Nous avons rencontré six d’entre elles qui se sont démarquées en investissant à leur manière les domaines des nouvelles technologies, la mode, la pâtisserie, les ressources humaines, le design ou l’art et la culture. Tour d’horizon de leurs beaux projets. En épisode 2, l’univers de Hind El Garrab, Artlinker

 

Qui êtes-vous?

Hind El Garrab, 35 Ans, fraîchement mariée. Je suis titulaire d’un BAC S au Groupe scolaire Yassamine et diplômée en Maîtrise en Sciences et Techniques Comptables et Financières à l’Université de la Sorbonne.

Que faites-vous dans la vie?

Je suis consultante RP spécialisée dans l’Art et la Culture. J’ai créé mon agence – ARTLINKER – en Avril 2016. ARTLINKER est une agence Relations presses – Relations Publiques – RP 2.0 (communication d’influence par le digital) qui accompagne les acteurs des domaines de l’Art, la Culture, le Design et tout autre divertissement. Un an après, en avril 2017, j’ai lancé un projet qui me tenait à cœur depuis des années – www.salles.ma – qui se positionne aujourd’hui comme le premier guide de location de salles au Maroc.

Qu’est ce qui vous a mené vers l’entrepreneuriat?

Ma carrière dans le monde de la communication a démarré en 2006 dans une des agences artistiques les plus actives de l’époque : CLIC Agency. Cette première expérience, qui a duré 3 ans, a conforté ma volonté de continuer à évoluer dans le domaine de la communication culturelle. Après plusieurs expériences en agence et chez l’annonceur, en 2011, j’ai rejoint l’équipe Communication de l’opérateur Télécom INWI en tant que Responsable  Sponsoring et RP. En 2015, j’ai pris la décision de quitter l’aventure INWI pour commencer enfin à réaliser ma vraie passion et être ainsi un acteur actif de cette scène culturelle marocaine. La Direction du  Studio Des Arts Vivants m’a offert  l’opportunité de mettre en place un département de communication spécialisé pour booster leurs différents spots culturels  à savoir : le Théâtre, l’école, la Galerie 38, la Maison de vente aux enchères LMDA  et la plateforme événementielle.  Je ne pouvais pas trouver meilleur laboratoire pour mettre en pratique mon expertise. Au bout d’un an, les sollicitations de collaborations avec d’autres acteurs se sont rapidement manifestées, j’ai donc pris mon courage à deux mains et regardé tous les jours des vidéos de coaching d’Anthony Robbins et j’ai décidé de me lancer !

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées?

Je dirais plus des « Key learning » que des difficultés, et j’en citerai 2 principaux… D’abord le management humain des équipes. Ensuite, la solitude de l’entrepreneur : quand on est entrepreneur, on fait face seul aux responsabilités et aux contraintes business. Dans ces cas de figure, il faut apprendre à se coacher, à avoir son rituel quotidien de remise en forme et « good vibes » et surtout garder ses ambitions et rêves en ligne de mire !

Qu’est-ce qui vous motive?

Dans le secteur de la culture, je pense que toute personne qui en fait partie est animée par une passion émotionnelle pour  l’Art, le spectacle, le divertissement en général. Notre mission chez ARTLINKER étant de plébisciter ces œuvres à la plus large audience avec nos canaux, soit la presse, le digital, ou notre réseau d’influenceurs. Notre plus grande joie étant de voir s’écrire une histoire pour ces œuvres en partant d’un simple concept qui devient une production, un événement, puis un article de presse. Et ainsi on crée la notoriété.

Quels sont vos projets à venir?

Continuer à faire prospérer ARTLINKER et pouvoir embarquer avec moi plus de collaborateurs aussi  passionnés que moi.

Un message aux jeunes entrepreneuses en devenir ?

Gardez toujours vos rêves et ambitions à l’esprit, toute étape difficile renforcera votre ténacité à y arriver. Il faut s’auto-coacher au quotidien en développant un rituel mental de succès.