Un fait des plus macabres a secoué la cité universitaire de Ben Aknoun, dimanche soir à Alger. Belalta Assil, un étudiant de 3e année en médecine, a été retrouvé égorgé dans sa chambre. 

 

Agé de 21 ans, et originaire de la wilaya de Bordj Bou Arreridj, Belalta Assil se rendait dimanche soir dans sa chambre à la résidence universitaire Taleb-Abderrahmane-2, à Ben Aknoun sur les hauteurs d’Alger, quand deux individus inconnus de l’établissement s’y sont présentés, l’auraient égorgé, dérobé les clés de son véhicule, et laissé une inscription homophobe en anglais sur le mur, écrite avec le sang de la victime.

Toutefois, cette version des faits a été démentie par Zoubi Abid, directeur de la cité universitaire et les agents de sécurité sur place au moment des faits. Les médias algériens rapportent que selon ces derniers, le coupable n’est autre que le camarade de la victime. « Les agents de la sécurité ont vu le camarade de la victime sortir en vitesse de la résidence au volant de la voiture de Assil. Ils l’ont arrêté et lui ont retiré les documents de la voiture avant qu’il ne prenne la fuite.Nous avons appelé la police sur la base d’une affaire de vol mais lorsque nous sommes montés dans sa chambre, nous avons été frappés par la vue du cadavre gisant par terre”, explique le directeur de la cité universitaire.

Dépêchés sur les lieux, les éléments de la police scientifique et de la protection civile ont ainsi retrouvé le corps sans vie de l’étudiant. Un crime des plus crapuleux et dont les motivations sont jusqu’ici inconnues. Une enquête a par ailleurs été diligentée par les services de la gendarmerie nationale pour faire la lumière sur ce meurtre.

Hier, un sit-in a été observé par  les étudiants de l’université de médecine de Ben Aknoun suite à l’assassinat de leur camarade de classe.

Le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hedjar s’est rendu sur les lieux et a été assiégé par des étudiants furieux.

Sur les réseaux sociaux, les internautes de tout bord n’ont pas manqué de faire part de leur indignation, dénonçant par la même occasion le manque de sécurité aberrant dont l’université fait preuve.

 

Rappelons que mardi dernier, un étudiant zimbabwéen, a également été tué par un coup de poignard que des agresseurs lui ont asséné à Annaba.