Le procureur du roi près du tribunal de première instance de Casablanca a décidé, jeudi, de poursuivre l’actrice marocaine Najat El Ouafi et le réalisateur Said Khalaf pour incitation à la prostitution, au lieu du délit d’adultère. 

Accusée d’adultère, l’actrice marocaine Najat El Ouafi et le réalisateur Said Khalaf sont poursuivis pour incitation à la prostitution. L’enquête menée par le parquet général de Casablanca a permis de découvrir 400 messages compromettants échangés entre les deux mis en cause par téléphone.

Cette affaire a éclaté lorsque le mari de l’actrice marocaine a porté plainte contre elle pour adultère. Alertés, les éléments de la police judiciaire ont appréhendé au mois de juillet dernier les deux accusés dans un appartement au quartier Mâarif. Najat El Ouafi et son présumé amant ont été arrêtés par la police avant d’être remis en liberté.

L’actrice marocaine a nié toutes les accusations d’adultère portées à son encontre. Najat El Ouafi avait déclaré que sa présence dans un appartement avec Said Khalaf avait pour objet de discuter sur un projet artistique.

Selon un communiqué du ministère public, les accusés seront poursuivis pour incitation à la prostitution sur la base de l’article 502 du Code pénal, et abandonne les poursuites pour adultère comme stipulé dans l’article 493. Quant au mari de l’actrice, la défense va déposer plainte pour dénonciation calomnieuse. Poursuivis en état de liberté, la prochaine audience aura lieu le 28 octobre prochain.

Cette affaire intervient au moment où le débat sur le respect des libertés individuelles fait rage au Maroc, notamment suite à l’affaire de l’emprisonnement de la journaliste Hajar Raïssouni, accusée d’adultère et de relations sexuelles hors mariage.