Après un divorce on peut se sentir bien seul(e) lorsqu’il s’agit de suivre la scolarité de son enfant. La démission de la parentalité est fréquente, surtout lorsqu’il s’agit du suivi scolaire et des devoirs ! Certains se réfugient facilement derrière le manque de temps, cachant plus souvent un manque de motivation. D’autres, prétextent ne pas profiter suffisamment de leurs enfants, à raison d’un week-end sur deux seulement, et se dédouanent assez facilement de la corvée de devoirs.

 

 

Réagir au manque d’implication de l’autre parent

 

 

Si vous pensez que l’autre parent ne s’implique pas assez dans le suivi scolaire de votre enfant, il est indispensable de réagir.

 

 

  • L’entente entre vous est cordiale et vous gagnerez à échanger sur votre frustration tout en trouvant des solutions. Demandez simplement à l’autre parent de vous aider à suivre votre enfant en commun, répartissez-vous les tâches si nécessaire. Bien souvent, il suffit d’en parler pour trouver du soutien auprès de l’autre parent.

 

  • La communication est impossible avec votre ex : il est alors de votre responsabilité de vous assurer que l’organisation autour de votre enfant lui permette de se développer dans de bonnes conditions. Les parents détenteurs de l’autorité parentale ont l’obligation d’assumer l’éducation intellectuelle, professionnelle, civique…. De leur enfant, afin de permettre son développement.

 

 

Faire du désaccord du parent une force et non une contrainte 

 

 

Il est fréquent que les parents divorcés n’aient pas la même vision du suivi de leur enfant. Là où les consensus ou concessions sont nombreux lorsque l’on vit en couple, les divergences éclatent au grand jour lors des séparations, et peuvent s’accentuer avec le temps.

 

 

Les désaccords sont inconfortables pour les parents et les enfants, mais la plupart du temps ils enrichissent les enfants. Les points de vue différents n’empêchent pas les enfants d’évoluer, il n’est donc pas indispensable de vouloir systématiquement accorder les violons entre les parents séparés, bien au contraire.

 

 

La séparation, nous le rappelons souvent, entraîne forcément une distinction du foyer du père et de la mère. Cette distinction est saine et cohérente pour l’enfant et lui permet d’évoluer dans deux mondes qui deviendront complémentaires.

 

 

La question plus générale de l’éducation des enfants dans les familles recomposées démontre à quel point il est important de différencier le foyer du père et de la mère pour un meilleur équilibre.

 

Ainsi, le désaccord n’est pas un obstacle la plupart du temps et il ne sert à rien d’imposer sa vérité.

 

Un parent peut imposer d’apprendre une leçon à la virgule près, l’autre d’en comprendre le sens. L’enfant aura ainsi travaillé la mémoire avec l’un, et la compréhension avec l’autre !

 

En tant que parent, vous avez tout le loisir, pendant votre temps de garde, de mener à bien l’éducation de votre enfant, comme vous l’entendez.

 

La loi, en ultime recours, vous permet d’exprimer votre désaccord si vous considérez que l’autre parent fait des choix contraires à l’intérêt de l’enfant.