Après le décès de Kamilia Marrakchi, samedi 25 janvier, au Centre hospitalier universitaire de Fès, les avocats pointent du doigt le ministère de la Santé et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion. L’état de santé très fragile de la jeune femme n’a pas été pris au sérieux. 

La mort d’une jeune mannequin marocaine, qui était en détention, a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps.

Dans une interview à Al Masssae daté du vendredi 31 janvier 2020, l’avocat de la défunte a fait savoir que Camélia Laabi était diabétique et incapable de supporter les conditions de sa détention.

« Son état de santé s’est beaucoup aggravé. Le tribunal devait lui accorder la liberté provisoire. Lors de sa comparution, le procureur général avait même demandé aux responsables de lui amener une chaise pour qu’elle puisse se reposer », indique l’avocat au journal ».

Enquête approfondie

L’avocat pointe du doigt le ministère de la Santé et la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion. Ce dernier appelle à l’ouverture d’une enquête approfondie pour connaitre les circonstances exactes du décès de la jeune femme.

L’administration de la prison avait souligné que « la détenue avait, dès son arrivée à l’établissement pénitentiaire, informé l’équipe médicale, qu’elle était hospitalisée à cause de problèmes rénaux, en affirmant qu’elle ne souffrait d’aucune maladie chronique et ne suivait pas de traitement spécial.»

Le diagnostic préliminaire a démontré que «le corps de la détenue ne présentait aucune blessure ou contusion», selon la même source.

La défunte a été conduite, vendredi dernier, au CHU Hassan II de Fès, suite à la détérioration de son état de santé, avant de rendre l’âme, le lendemain en fin de journée.

Rappelons que la jeune top model, âgée d’une trentaine d’années, a été arrêtée en compagnie de son petit ami, au niveau d’un point de contrôle à Kétama. Les médias arabophone avaient avancé que Camelia avait été interpellée à cause d’une affaire de drogue.