Affichant son soutien à la Palestine, Bella Hadid s’attire les foudres d’Israël

À l’instar de plusieurs grandes villes dans le monde, New York a été témoin ce week-end d’une large manifestation tenue en faveur du peuple palestinien. Parmi les 2000 personnes descendues dans les rues de Brooklyn, on a pu apercevoir le célèbre mannequin Bella Hadid. Une prise de position qui a fortement déplu à Israël.

 

Alors que les violences s’intensifient ces derniers jours au Proche-Orient, de nombreuses personnes sont descendues ce week-end du 15 et 16 mai dans les rues du monde entier en soutien aux Palestiniens. À New York, ils étaient prêts de 2000 à manifester, dont le top Bella Hadid. Une prise de position qui fait sens sachant que son père, Mohamed Hadid, promoteur immobilier, est d’origine palestinienne. Ainsi, depuis près d’une semaine, la jeune femme de 24 ans s’indigne sur les réseaux sociaux de la reprise du conflit israélo-palestinien, le qualifiant de « tragédie humaine » se déroulant sous nos yeux. C’est également sur Instagram que le mannequin a partagé plusieurs clichés et vidéos la montrant manifester ce dimanche 16 mai, rappelant au passage qu’elle s’était déjà mobilisée il y a quatre ans pour réclamer la « libération de la Palestine ». « Ce que mon cœur ressent… Être entourée de tant de Palestiniens beaux, intelligents, respectueux, aimants, adorables et généreux en un seul endroit… Nous sommes un peuple rare », peut-on lire sur son dernier post.

 

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Israël en colère

La prise de position de Bella Hadid n’est forcément pas passée inaperçue en Israël. Le gouvernement n’a d’ailleurs pas tardé à lui répondre via Twitter : « Quand des célébrités comme Bella Hadid militent pour jeter des juifs à la mer, ils prônent l’élimination de l’État juif. Cela ne devrait pas être une question israélo-palestinienne. Cela devrait être une question humaine. Honte à vous », peut-on lire. En effet, dans la vidéo publiée par le top, on peut entendre les manifestants scander « From the river to the sea, Palestine will be free » (« De la rivière à la mer, la Palestine sera libre »). Un slogan qui fait référence au territoire de la Palestine d’avant la fondation de l’État d’Israël et qui est utilisé par ceux qui militent pour l’élimination de l’État hébreu. Une réaction critiquée par de nombreux utilisateurs qui ont accusé ce dernier de faire preuve d’hypocrisie, pointant du doigt sa responsabilité dans la mort de centaines de civils innocents ces derniers jours.

 

 

« Il ne s’agit pas de haine »

Si Bella Hadid n’a pas encore répondu à ce tweet, elle n’a pas hésité à rappeler il y a quelques jours les fondements de son combat : « Cela a toujours été #freepalestine. TOUJOURS. J’ai beaucoup à dire à ce sujet, mais pour l’instant, lisez et informez-vous. Il ne s’agit pas de religion. Il ne s’agit pas de cracher de la haine sur l’un ou l’autre. Il s’agit de la colonisation israélienne, du nettoyage ethnique, de l’occupation militaire et de l’apartheid du peuple palestinien qui dure depuis des ANNÉES ! Je suis aux côtés de mes frères et sœurs palestiniens, je vous protégerai et vous soutiendrai du mieux que je pourrai. JE VOUS AIME », écrit-elle sur Instagram, avant d’ajouter : « Toute ma vie, on m’a dit que ce que je suis : une femme palestinienne, n’est pas réel. On m’a dit que mon père n’a pas de lieu de naissance s’il est de Palestine. Et je suis ici pour le dire. La Palestine est bien réelle et le peuple palestinien est là pour rester et coexister. Comme ils l’ont toujours fait ».

 

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Au nom de la paix

D’autres célébrités sont elles aussi montées au créneau, notamment les acteurs Tahar Rahim et Adèle Exarchopoulos qui ont tous deux partagé sur leurs réseaux respectifs un carré blanc accompagné du hashtag #paixenpalestine, demandant de mettre un terme à cette inhumanité.

 

Selon l’AFP, en une semaine, 192 Palestiniens ont trouvé la mort, dont au moins 58 enfants, et plus de 1200 ont été blessés. En Israël, on compte dix personnes tuées, dont un enfant, et 282 personnes blessées. L’intensification des violences entre les deux peuples a conduit de nombreuses personnes à se mobiliser en soutien aux Palestiniens, à Boston et Washington notamment ou encore à Montréal et Toronto. En Europe aussi, les villes de Berlin, Madrid, Rome et Londres ont abritées de nombreuses manifestations tandis qu’en France, seul pays démocratique à avoir interdit ces rassemblements, plus de 22 000 personnes ont tout de même pris position en participant à près de 60 manifestations différentes.