Sortie de prison le 10 août dernier après avoir purgé une peine de deux ans  ferme pour adultère, la femme d’affaire Hind el Achchabi revient sur son histoire dans un entretien accordé au journal français Libération.

Près de cinq mois après sa sortie de prison, Hind El Achchabi, présidente de la compagnie aérienne Dalia Air Développement et du magazine féminin Illi continue de défrayer la chronique.

Dans une interview accordée au journal français Libération parue lundi 14 février, la femme d’affaire revient sur ce sombre épisode de sa vie qui l’a contraint à être derrière les barreaux pendant deux longues années à Salé et livre quelques précisions sur son histoire.

Celle qui a entamé des poursuites judiciaires contre son ex-mari l’ambassadeur du Koweït à Vienne Sadiq Marafi pour, dit-elle, prouver son innocence, est revenue sur sa rencontre avec cet homme, une rencontre qui a eu lieu grâce à des connaissances communes. «Nous n’avons jamais eu d’affaires ensemble, contrairement à ce qui a été dit, mais les mêmes fréquentations : j’étais très proche de la famille royale koweïtienne»., indique-t-elle à Libération.

Avec du recul, la jeune femme, donne sa propre lecture des faits et regrette que cette histoire soit avant tout une bataille d’égos : «J’ai été mariée à un homme qui n’arrivait pas à se séparer de moi et a réussi à me piéger. C’est toujours une question d’ego : quand la femme veut partir, l’homme ne l’accepte pas».

Mais tout cela c’est de l’histoire ancienne pour Hind el Achchabi. Aujourd’hui, elle est légalement divorcée de son ex-mari Sadiq Marafi et peut enfin aspirer à un nouveau départ.

Dans cette interview, la patronne d’Illi a également évoqué sa vie familiale et la « terrible » séparation avec ses enfants, notamment avec sa fille qu’elle venait tout juste de mettre au monde. Elle confie au média français que c’est sa sœur qui s’est chargée de prendre soin de ses enfants pendant son séjour carcéral mais qu’elle reste toutefois « combative ».

Rappelons que Hind el Achchabi avait été condamnée en première instance, par la Chambre criminelle de Rabat à une peine de trois ans de prison ferme pour escroquerie et relations extraconjugales avec l’homme d’affaires et publicitaire marocain Mohcine Karim Bennani. La Cour d’appel avait ensuite réduit sa peine à deux ans de prison ferme.

Mohcine Karim Bennani avait quant à lui écopé de 3 ans de prison avant que sa peine ne soit réduite à 7 mois. Toutefois, son mariage avec Hind el Achchabi n’est pas encore légalement reconnu. Selon le média français qui a interrogé l’avocat de la cheffe d’entreprise marocaine, la reconnaissance du mariage devrait être tranchée le 30 janvier avec l’arrêt de la Cour de cassation.