Mohammed Yatim a beau être ministre, il n’en demeure pas moins un citoyen lambda comme les autres. Malgré son appartenance politique au parti le plus religieux du gouvernement, l’homme fait fi de ses croyances quand il s’agit de sa vie privée. Ah l’amour…

C’est l’affaire du moment, l’info qui défraie la chronique : notre ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle apparaît sur une vidéo amateur en train de se la couler douce, à Paris, aux bras d’une jeune femme de quelques décennies sa cadette.

Devant l’emballement médiatique et digital, sa réponse ne se fait pas attendre. Son idylle avec la jeune femme serait un secret de polichinelle. D’ailleurs, le couple est officiellement fiancé. Et quid de son épouse ? L’histoire est d’une banalité affligeante, un mariage de 40 qui bat de l’aile depuis plus de 10 ans explique le mari déploré. « Il faut bien que le corps
exulte » dirait Jacques Brel.

Oui, mais. Car il y a souvent un mais. A t il décemment le droit aux yeux de la religion et de la loi de s’afficher sans crainte en public avec sa future promise, de déclarer de surcroît ses fiançailles alors même que la 1 ère épouse n’a pas encore dit amen ? Mr Yatim ne s’est pas encombré de cela et pire, a fait fi de ses anciens prêches et passé outre ses pseudo convictions religieuses.

Du côté de la religion

Le MUR, son parti idéologique s’est chargé de mettre les choses au clair
dans un communiqué de presse, publié le 2 octobre. Les membres du MUR ont ainsi critiqué les «errements» du ministre, lequel aurait « commis des fautes inacceptables», en enfreignant « les règles de fiançailles telles qu’elles sont fixées par l’Islam». En effet, s’il est permis, et même recommandé à l’homme, de contempler sa promise dans une
certaine mesure, Il est interdit de s’isoler avec sa fiancée car elle est prohibée au demandeur jusqu’à ce que le contrat de mariage soit accompli.

Du côté du code de la famille

Dans le code de la famille, il est stipulé que dans le cas où un homme souhaiterait prendre une 2ème épouse, tout en gardant la première, une demande dans ce sens doit être introduite auprès d’un juge qui devra entendre la version de la première femme. Deux options sont envisageables : soit l’épouse est d’accord pour cette nouvelle union, et le mari devra alors prouver qu’il peut remplir les conditions requises pour que ses deux femmes soient traitées équitablement, soit dans le cas contraire, le juge accordera le divorce à la
première épouse si tel est son souhait. Le mari devra alors verser à sa femme une pension pour elle et ses enfants. Si la 1ère épouse donne son accord pour un second mariage, la deuxième femme a elle aussi son mot à dire et le tribunal devra donc s’assurer de son
consentement.

Si, comme dans le cas du ministre, la première épouse refuse la polygamie et le divorce par la même occasion, il devra donc être fait application de la procédure de discorde.