Une enseignante d’arabe a porté plainte pour harcèlement sexuel contre un responsable de l’ambassade du Maroc en Belgique.

Affectée pour enseigner la langue arabe à des jeunes Belgo-Marocains dans le cadre du programme Elco (Enseignement de la langue et de la culture d’origine) de la Fondation Hassan II, une enseignante aurait été victime de harcèlement sexuel. La jeune femme âgée de 33 ans a déposé une plainte à Bruxelles où elle accuse le coordinateur du programme de l’avoir harcelé sexuellement.

« Dès mon arrivée à Bruxelles, cet homme a eu un comportement bizarre avec moi », accuse Naïma Zaizaa. L’enseignante raconte que le coordinateur « insistait sur son physique », « louant le fait qu’elle n’était pas voilée ». « J’ai su qu’il ne me voyait pas comme une professeure seulement et qu’il avait des idées derrières la tête… Il n’arrêtait pas de me complimenter, mes collègues pensaient même que j’entretenais une relation secrète avec lui », a raconté Naima Zaizaa au journal belge DH.

Naima Zaizaa ajoute que le coordinateur multipliait les prétextes  pour qu’elle se rende à son bureau. « Il disait que je méritais un homme qui m’aiderait à régler ma situation en Belgique… Mais j’ai vu clair dans son jeu et j’ai évité de me rendre à son bureau surtout après qu’il m’ait touché une fois ».

L’enseignante précise que le coordinateur, qui est marié, a complètement changé de comportement après qu’elle ait refusé ses avances. Il aurait rédigé plusieurs rapports négatifs à son sujet. L’un d’eux portait sur le fait qu’elle ait refusé de mettre le voile pendant un cours qu’elle donnait dans une mosquée de Saint Gilles en Bruxelles. Naima Zaizaa raconte au journal belge que son contrat mentionnait seulement des cours donnés dans des écoles et qu’elle a refusé d’être forcée à porter le voile. La plainte de Naima Zaizaa a par ailleurs été acceptée par la police.