Désignée à tort comme « Journée de la femme », en réalité cette journée est celle de toutes les femmes. Le pluriel à son importance, puisque la « Journée internationale des femmes » reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977 marque l’histoire du combat des femmes pour faire reconnaître et défendre leurs droits. 

 

Dès 1910, l’idée d’une « Journée Internationale des Femmes » voit le jour, au sein de la conférence internationale des femmes socialistes, proposée par Clara Zetkin. Une véritable révolution ! 

 

Sans date fixe, cette journée devient liée au 8 mars en 1917 et sera décrétée le 8 mars 1921 par Lénine. En effet, à Saint-Pétersbourg, la grève des ouvrières, point de départ de la révolution russe, coïncide avec cette date et devient le symbole de la lutte féminine. 

 

Après la seconde guerre mondiale, période pendant laquelle les femmes se sont notamment illustrées dans les usines, la tradition d’une « Journée Internationale des femmes » fait son chemin et est adoptée à travers le monde. 

 

 

En 1970, alors que la liberté sexuelle bat son plein et que les femmes prennent le devant de la scène que la « Journée internationale des femmes » devient officielle. En 1977 avec les Nations Unies, puis en France en 1982. Vue comme un rendez-vous mondial pour établir un bilan des avancées en matière de droits des femmes, elle est – hélas- aussi désormais le synonyme d’une fête commerciale, au risque de manquer son objectif originel. 

 

 

En 2018, en plein mouvement de libération de la parole des femmes, face à l’urgence de de débanaliser et de pénaliser de manière efficiente la violence faite aux femmes, et aux prémices d’une émergence de l’appréhension de la beauté des femmes dans toute sa diversité, il est bon de mettre au pluriel ce qui n’a rien de singulier.