Depuis le 9 octobre, le nombre de stars qui sortent de l’ombre et avouent avoir été agressées sexuellement par le producteur américain Harvey Weinstein ne cesse d’augmenter. Ce phénomène « hollywoodien » est vite devenu…mondial. Plusieurs femmes, célébrités ou anonymes, décident de prendre leur courage à deux mains et de dénoncer le harcèlement sexuel qu’elles subissent au quotidien à coup de hashtags.

 

 

 

 

Tout a commencé aux Etats-Unis avec les collaboratrices du producteur Harvey Weinstein qui ont porté plainte contre le magnat d’Hollywood pour agression sexuelle. Et le nombre de plaignantes est aberrant ! Il semblerait qu’il suffisait qu’une femme sorte de son silence pour que les autres lui emboîtent le pas. Le phénomène est devenu planétaire et la libération de la parole aussi. D’autres célébrités ont commencé à partager leurs histoires  sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MeToo pour exprimer qu’elles aussi ont été victimes de harcèlement sexuel.

 

 

 

C’est l’actrice Alyssa Milano qui a lancé la tendance en partageant une capture d’écran d’un message disant : « Si toutes les femmes victimes de harcèlement ou d’insultes écrivent #MeToo (« moi aussi ») en statut, nous pourrions donner aux personnes une visibilité sur l’ampleur du problème ». La machine était lancée… «Des centaines de personnes ont répondu au message, certaines en écrivant seulement #MeToo, d’autres en décrivant leur expérience personnelle d’harcèlement » comme l’explique le nytimes.com. Plusieurs stars y ont participé à l’instar d’Anna Paquin, Debra Messing de Laura Dreyfuss ou encore de l’auteure et poète Najwa Zebian.

 

 

 

 

 
Au Maroc aussi, les actrices ont osé parler de leurs mauvaises expériences. De Loubna Abidar à Ilham Ouaziz en passant par Maissa Maghrebi, Sahar Seddiki ou encore plus récemment Amal Essaqr, toutes se sont confiées sur le chantage et le harcèlement sexuel dont elles sont victimes dans le milieu du cinéma.

 

 

 

Seulement, ce fléau ne s’attaque pas qu’aux célébrités… En France, ce sont des anonymes qui ont décidé de dévoiler au grand jour leurs témoignages en utilisant le hashtag #BalanceTonPorc. C’est la journaliste Sandra Muller qui a lancé cet appel et depuis, les messages pleuvent.

 

 


 

Une initiative courageuse quand on sait qu’il n’est pas facile de raconter son histoire de harcèlement, souvent traumatisante, mais nécessaire pour faire évoluer les choses. Seulement, le nombre de témoignages fait froid dans le dos et traduisent d’un phénomène mondial. Quelles sont alors les solutions ? Quelles mesures vont être prises ? Que pouvons-nous espérer comme changement ?

 

 

 

Tant de questions qui restent encore en suspens… Tant que les choses n’ont pas changées, il faut continuer à parler et à se battre ! Alors mesdames, ne vous taisez plus et revendiquez haut et fort vos droits !